Marie-Hélène Wolfe, directrice générale de Centraide Estrie : « Si un donateur se posait des questions, en prenant connaissance des histoires de vie que contient l’étude, il peut rapidement faire des liens avec des gens de son entourage qui peuvent avoir bénéficié ou auraient pu avoir besoin des ces organismes. »

Une étude révèle l’impact social de Centraide Estrie

Pour la première fois depuis sa fondation, il y a 43 ans, Centraide Estrie peut maintenant démontrer « scientifiquement » l’impact social du financement qu’il accorde aux organismes de la région, tant sur le plan individuel que communautaire.

L’organisme a dévoilé mercredi les conclusions d’une étude effectuée par la coopérative Niska qui démontrent que Centraide Estrie contribue à briser la solitude, retrouver la confiance en soi, à développer des communautés estriennes et à favoriser la réussite des jeunes.

Au cours de cette étude, effectuée à l’été 2017, Niska dit avoir sondé 28 des 68 organismes financés par Centraide Estrie qui œuvrent auprès des jeunes et des personnes démunies. À ce sondage se sont ajoutés trois groupes de discussions et deux séries d’entrevues avec 31 personnes, incluant des usagers, d’anciens bénéficiaires ainsi que des coordonnateurs d’organismes liés à Centraide Estrie.

« Cette étude nous permet de mesurer scientifiquement, pour la première fois, l’impact de Centraide auprès des organismes que nous soutenons », a déclaré le président du conseil d’administration de Centraide Estrie, Yves Jodoin, lors d’une conférence tenue au café Baobab, de la rue Dunant.  

L’étude, disponible sur le site web de Centraide Estrie, contient plusieurs extraits d’entrevues menées auprès de bénéficiaires qui témoignent de l’impact qu’ont eu sur leur cheminement les services obtenus auprès de différents organismes communautaires.


« « Pour nous, c’est carrément une question de survie. Sans la contribution de Centraide, on n’est carrément pas là…» »
Solange Rodrigue, de la cuisine collective Le Blé d’or

Parmi ces témoignages, Solange Rodrigue, porte-parole de la cuisine collective Le Blé d’or de Sherbrooke, a déclaré que la contribution de Centraide Estrie représente à elle seule la moitié de l’aide financière gouvernementale.

« Pour nous, c’est carrément une question de survie, insiste Mme Rodrigue. Sans la contribution de Centraide, on n’est carrément pas là… Et c’est en même temps tout l’impact que ça représente pour les gens qui viennent cuisiner, qui créent des liens, qui sortent de leur isolement, qui reprennent leur vie et leur dignité en main. »    

Cette étude marque un moment important dans l’histoire de Centraide Estrie a souligné sa nouvelle directrice générale, Marie-Hélène Wolfe. Celle-ci permet de mettre des visages et des mots sur la réalité que vivent les organismes et les individus qui bénéficient du soutien de Centraide Estrie.

« Nous sommes dans un contexte social où la pauvreté, l’exclusion sociale, les personnes démunies et vulnérables ont toujours des besoins. Notre organisme joue un rôle catalyseur d’énergie et de ressources pour les organismes. Cette étude nous donne une carte de visite de plus... Si un donateur se posait des questions, en prenant connaissance des histoires de vie que contient l’étude, il peut rapidement faire des liens avec des gens de son entourage qui peuvent avoir bénéficié ou auraient pu avoir besoin des ces organismes. Donc, ils savent la valeur et la pertinence de ce qu’on soutient, mais voient aussi directement où va l’argent, directement sur le terrain.

« Pour nous, c’est important que ça se passe ici. On fait de la collecte de dons ici en Estrie et les sous récoltés vont dans nos organismes qui portent des noms et qui ont pignon sur rue dans des villes de l’Estrie. »

Mme Wolfe a indiqué que pour chaque dollar recueilli par Centraide Estrie, 80 cents servent directement à dispenser des services.