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Neuf étudiants au doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke (UdeS) iront à la rencontre des citoyens dans le but de les sensibiliser aux impacts entourant la pandémie de COVID-19.
Neuf étudiants au doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke (UdeS) iront à la rencontre des citoyens dans le but de les sensibiliser aux impacts entourant la pandémie de COVID-19.

Une escouade étudiante au service de la Santé publique

Sabrina Lavoie
Sabrina Lavoie
La Tribune
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Au cours des trois prochaines semaines, des étudiants au doctorat en médecine de l’Université de Sherbrooke (UdeS) feront du porte-à-porte dans la région afin de sensibiliser la population aux impacts de la COVID-19.

En collaboration avec le CIUSSS de l’Estrie-CHUS, neuf étudiants au doctorat en médecine de l’UdeS agiront à titre de porte-paroles de la Santé publique en allant à la rencontre de citoyens demeurant en « zones chaudes », soit des quartiers où le nombre de cas par transmission communautaire de COVID-19 est particulièrement élevé.

C’est dans le cadre de leur cours intitulé Apprentissage par le service dans la communauté (ASC) qu’ils auront à créer des liens de proximité avec les Sherbrookois. Sous l’œil bienveillant d’organisateurs communautaires de la Santé publique, les futurs médecins auront comme mandat de répondre aux questions des citoyens tout en leur offrant des outils leur permettant de mieux comprendre les enjeux entourant la pandémie de COVID-19.

« Dans le contexte actuel, comme il était plus difficile de travailler sur le terrain auprès d’organismes communautaires de la région, l’association avec la Santé publique s’est faite assez naturellement », explique David-Martin Milot, professeur du cours en question au Département des sciences de la santé communautaire.

Depuis la création de ce cours, il y a environ quatre ans, des étudiants ont notamment fait la promotion de la santé auprès de personnes aînées, de personnes en situation de handicap et auprès de nouveaux arrivants.

« En leur demandant de faire 15 à 30 heures de bénévolat au sein de la communauté, on souhaite faire exploser leur vision et leur compréhension de la santé en leur demandant de réfléchir aux principaux déterminants de la santé tels que les comportements et l’environnement par exemple », précise le professeur.

David-Martin Milot, professeur à la Faculté de médecine et des sciences de la santé

Des médecins plus socialement responsables

David-Martin Milot ajoute que l’approche populationnelle qui tient compte de la diversité au sein d’une même communauté est mise de l’avant dès la première année auprès des étudiants de médecine de l’UdeS.

« En revoyant le programme et en y ajoutant le cours ASC notamment, l’UdeS s’est engagée à former des médecins plus socialement responsables afin qu’ils deviennent d’abord et avant tout de bons promoteurs de la santé. »

Il est d’avis que ce cours, qui s’insère dans cette approche populationnelle de la santé, est essentiel dans le parcours des étudiants au doctorat en médecine.

« Ces activités ont pour but de former de futurs médecins qui auront une approche plus sensible, ouverte et surtout adaptée à la réalité des personnes qui se trouvent devant eux », indique-t-il en rappelant les tristes événements entourant le décès de Joyce Echaquan à l’hôpital de Joliette l’automne dernier.

« On doit sortir nos esprits des hôpitaux et prendre le temps de comprendre dans quel monde on évolue. Les étudiants en médecine qui graduent aujourd’hui ont une compréhension sociale plus grande et complètement différente de ceux qui graduaient auparavant. C’est très positif! », conclut David-Martin Milot admettant lui-même ne pas avoir été assez sensibilisé aux enjeux de santé publique lors de son parcours universitaire.