Une érablière a vu le jour au Collège du Mont-Sainte-Anne à l’initiative de Clément Lemelin et de Maxime Beauchesne Tardif, deux élèves de l’établissement privé.

Une érablière au Mont-Sainte-Anne

C’est un secret bien gardé, mais les érables ont commencé à couler au Collège du Mont-Sainte-Anne. Mieux encore, une érablière a vu le jour à l’initiative de Clément Lemelin et de Maxime Beauchesne Tardif, deux élèves de l’établissement privé.

Clément, dont la famille possède l’érablière LGB à Lac-Mégantic, a eu envie d’entailler quelques érables l’année dernière et d’installer quelques chaudières. « Je suis arrivé ici, c’était ma première journée. Mes parents parlaient avec la directrice (Nathalie Marceau). Je ne savais pas trop ce que je pouvais faire de mes passe-temps. Je lui ai parlé d’une cabane à sucre. Elle a accepté et m’a montré quelques photos de ce qu’il y avait dans le temps ici. Ça m’a intéressé. Il y a des personnes que j’ai rencontrées qui m’ont aidé », explique Clément.

Pour le collège, c’est un peu un retour aux sources. La construction du bâtiment, à partir de 1947, et l’ouverture de l’institution, en 1948, s’est faite à quelques pas de l’école d’agriculture Noé Ponton sur une vaste exploitation qui incluait des érables à sucre. Les Missionnaires de Mariannhill ont également procédé à l’extraction de l’eau d’érable dans les années suivant la construction du collège.

Cette année, le projet de Clément a pris un peu plus d’ampleur avec l’installation d’une dizaine de tubulures.

Les garçons récoltent eux-mêmes l’eau d’érable et la transportent à la cuisine, où celle-ci est utilisée par le cuisinier Frédéric Paul. Ce sont tous les élèves qui mangent à la cafétéria de l’école qui peuvent goûter à l’eau d’érable à travers les plats du cuisinier, qui s’est servi du précieux liquide pour préparer potages et pommes de terre, notamment.

« J’ai passé tout ce qu’ils m’ont amené. On a la ressource et les bras! » indique le cuisinier, qui sert entre 140 et 150 jeunes au dîner. Matin et soir, il cuisine aussi pour plus d’une soixantaine d’élèves qui habitent à la résidence du collège.

Pour Clément, qui séjourne dans la résidence scolaire de l’école secondaire pour garçons, lancer une saison des sucres sur les terrains de l’établissement permet de poursuivre l’œuvre de ses parents là où il étudie.

« Jusqu’à maintenant, on a ramassé 10 ou 11 chaudières pour commencer. C’est très bien parti pour une bonne saison! » souligne Maxime, qui a commencé cette année à donner un coup de pouce à Clément. « Depuis quelques années, j’aide mes parents dans l’érablière... Je suis un peu le gars qui fait ce que mes parents ne peuvent pas faire », dit celui qui aide notamment à nettoyer les réservoirs.

« Il y a un côté artificiel avec tous les appareils électroniques, mais avec l’érablière, ça nous ramène dans le temps pour le côté plus nature », lance Clément, qui aime visiblement passer du temps dehors. On retrouve aussi un vaste jardin communautaire sur les terrains de l’école.