Une équipe du Mistral s'estime lésée

Un club de soccer du Mistral de Sherbrooke composé de jeunes filles âgées de moins de 16 ans se retrouve sans entraîneur, une semaine après le début de la saison. La situation survient alors que le club peine à obtenir le nombre de joueuses nécessaires par joute.

« Dans les premières pratiques intérieures, on avait une liste complète de joueuses, mais depuis ce temps-là on n’a jamais été plus que huit ou neuf joueuses présentes », explique la mère d’une joueuse du club Sherbrooke-SG U16 F L1-3, qui préfère rester anonyme.

L’équipe a disputé une rencontre jusqu’à maintenant et une autre a dû être reportée. Les joueuses ont eu un entraîneur remplaçant, et trois réservistes sont venues jouer. L’équipe s’est inclinée par la marque de 7-0, alors que le club a dû jouer à 10 joueuses pendant un segment de la rencontre.

« On est beaucoup de parents à tenter d’entrer en contact avec le Mistral, mais personne ne répond à nos messages. On est un peu délaissés », ajoute la femme.

La situation frustre les parents qui ne comprennent pas le mutisme de la part de la direction du Mistral.

Problème de communication

Le Club de soccer du Mistral est au courant de la situation de l’équipe U-16 féminine de Sherbrooke.  

« L’entraîneur initial a quitté pour aller aider une autre équipe. On cherche à pourvoir le poste et on va faire ce qu’il faut », a expliqué la responsable de l’administration et des communications du Mistral, Catherine Gosselin.

Elle a confirmé que l’organisation souhaitait régler la situation et que c’était un dossier sur lequel les membres de la direction se penchaient.

Ces événements surviennent alors qu’un responsable du soccer à 11 joueurs quitte ses fonctions au Mistral.

« On est en changement de direction, on pourra informer les parents une fois que la transition sera terminée », indique Mme Gosselin.

Pendant ce temps, des parents se retrouvent sans réponse, alors que l’équipe devrait normalement disputer une partie dans les prochains jours.  

Pas d’appui suffisant

L’ex-entraîneur de l’équipe a réagi à la situation en s’expliquant à La Tribune, également sous le couvert de l’anonymat.

« Dès les premières pratiques, notre équipe ne comptait que huit ou neuf joueuses. Les deux autres équipes en comptaient près d’une vingtaine chacune », explique-t-il. Il avoue ne pas avoir reçu d’appui suffisant de la part du Mistral.

« J’ai passé des soirées complètes à tenter de trouver des solutions et aller chercher des joueuses dans une autre catégorie ou dans les deux autres équipes. Malheureusement les autres entraîneurs n’ont jamais voulu collaborer et nous aider », a-t-il confié.  

Confronté à une telle réalité, le jeune homme n’a eu d’autre choix que de quitter ses fonctions.

Si aucune solution ne vient résoudre les problèmes concernant l’équipe, le Mistral devrait normalement passer à l’action. « On pourrait distribuer les joueuses de l’équipe dans les deux autres si on n’arrive pas à régler les choses », a affirmé Mme Gosselin.