Une épée de Damoclès pour le Bingo Abénaquis

Le temps presse pour le Regroupement des bingos de la région de Sherbrooke (RBRS). S’il collabore avec la Ville de Sherbrooke pour en arriver à une entente quant à la vente de son immeuble de la rue des Abénaquis, le Regroupement considère avoir peu de temps et peu d’options pour son déménagement.

« Nous sommes en train de regarder les options. Ce n’est pas encore réglé, mais nous espérons avoir une entente rapidement parce que nous avons une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Nous devons avoir quitté notre bâtiment pour septembre 2019 », raconte Martine Staehler, présidente du RBRS.

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La Ville de Sherbrooke a envoyé un avis d’expropriation pour le bâtiment du 45-55, rue des Abénaquis, qui regroupe notamment le Bingo Abénaquis, le Kinzo, un bar et un restaurant. L’immeuble, qui est appelé à être démoli parce qu’il se trouve sur le tracé de la future rue des Grandes-Fourches, doit être vacant à la fin de l’été pour ne pas retarder la construction de la nouvelle artère.

« Il n’est pas question de construire un nouveau bâtiment en raison des délais. Ça coûterait aussi plus cher. Nous chercherons plutôt un local existant. Comme nous sommes propriétaires, nous aimerions acheter quelque chose, mais il y a des possibilités de location sur du long terme. »

La location temporaire, le temps de trouver un endroit plus approprié, semble écartée. « Le Kinzo nécessite beaucoup d’appareils électroniques parce qu’il est relié à l’ensemble des salles de jeu au Québec. C’est coûteux et ça ne se relocalise pas à faible coût. »

Mme Staehler estime ne pas recevoir beaucoup d’aide de la Ville pour trouver un nouveau toit. « C’est peut-être parce qu’il n’y a pas beaucoup d’options. » Le RBRS cherche notamment un endroit où le stationnement sera gratuit. « Si on ajoute un coût de stationnement, il y aura un impact sur notre clientèle.

Le déménagement pourra néanmoins se faire rapidement, si bien que le bingo ne serait pas fermé plus que quelques jours, si une fermeture était nécessaire. 

Les négociations se poursuivent donc pour éviter l’expropriation et pour en arriver à une entente de gré à gré. Le RBRS fait appel à ses propres évaluateurs pour déterminer le montant qu’il souhaite obtenir de la Ville.

Une entente est-elle possible? « Je l’espère, mais je ne suis pas dans les souliers de la Ville. C’est un jeu de négociations. On essaie que le dénouement soit le plus intéressant pour nos organisations. »

Le Bingo Abénaquis et son terrain sont évalués à 1,4 M$.