Une directive qui n’est pas inscrite dans un règlement

L’interdiction pour le personnel politique de travailler sur la galerie de presse à l’hôtel de ville de Sherbrooke ne figure dans aucun règlement écrit. C’est ce que confirme la directrice du Service des affaires juridiques de la Ville, Line Chabot, ajoutant que l’autorité pour faire respecter l’ordre et le décorum revient à la présidente Nicole Bergeron.

Le chef du cabinet d’Évelyne Beaudin, Claude Dostie, s’était plaint d’avoir été invité à quitter la galerie de presse, lors du dernier conseil municipal, alors qu’il s’y était installé, faute de place parmi le public. Le directeur général Daniel Picard affirmait l’avoir interpellé pour faire respecter le décorum, invoquant que la galerie de presse est réservée aux journalistes.

« À partir du moment où la séance commence, la présidente voit au décorum. Dans la salle du conseil, elle voit à faire respecter les directives que les élus se sont données. Si les élus me demandent de clarifier les choses, je pourrai l’ajouter dans le règlement 1300. Je leur demanderai s’ils veulent cet ajout », dit Mme Chabot.

Dans le même sens, la présidente pourrait expulser un citoyen dont l’habillement est jugé inapproprié ou entachant l’image du conseil, même si aucun règlement n’encadre pas officiellement l’habillement des citoyens à l’hôtel de ville.

Claude Dostie rejette l’argument du décorum, expliquant qu’il souhaitait avoir un espace pour travailler. « C’est plutôt le dernier exemple en date de la manière dont ce conseil est incapable d’accepter une opposition organisée. Dans un conseil municipal respectueux, l’opposition aurait déjà eu une place dans l’enceinte du conseil pour y asseoir les employés de la Ville que nous sommes. Il y a même des sièges libres! »