La circonscription de Sherbrooke est l’une des plus serrée de la province.

Une dernière semaine déterminante à Sherbrooke

Les quatre candidats des principaux partis dans la circonscription de Sherbrooke entendent redoubler d’efforts pour la dernière semaine de la campagne électorale. C’est que vraisemblablement chaque vote comptera dans la circonscription qui est l’une des plus serrées de la province.

La Tribune dévoilait un sondage Mainstreet samedi mené auprès de 763 électeurs qui révèle que les quatre principaux partis (PLQ, CAQ, PQ et QS) se retrouvent littéralement au coude à coude dans les intentions de vote des Sherbrookois en vue du scrutin du 1er octobre. Effectuée le 18 septembre dernier, l’enquête accorde au Parti libéral du Québec (PLQ) 20 % des intentions de vote, 19,6 % à Québec solidaire (QS), 18,8 % à la Coalition Avenir Québec (CAQ) et 18,6 % au Parti québécois (PQ). Un électeur sur cinq (20 %) se disait toujours indécis au moment du sondage.

« Ça confirme ce qu’on voit sur le terrain, souligne Christine Labrie, de QS, qui vu les intentions de vote en sa faveur grimper de beaucoup depuis le début de la campagne. C’est extrêmement motivant et ça confirme que les gens sont tannés des campagnes négatives. On le sait depuis longtemps qu’on est dans le coup, mais maintenant plusieurs personnes viennent d’en prendre conscience. La vague orange, elle est possible. »

De son côté Bruno Vachon de la CAQ a vu son avance initiale dans les intentions de vote rétrécir, mais il ne s’en fait pas trop.

« Le sondage a été fait dans le pire temps pour nous, indique-t-il. Notre chef s’est bien ressaisi. Ce n’est pas une surprise de voir ces chiffres, c’est ce à quoi je m’attendais. Les gens de QS ont été acharnés dans la circonscription, mais ils ont aussi été laissés tranquilles. »

« On a subi une petite baisse c’est vrai, mais ce n’est pas nécessairement une mauvaise chose à ce stade-ci parce que les gens voient maintenant qu’il y a une réelle possibilité de voir les libéraux être réélus, résume M. Vachon.

Luc Fortin du PLQ est encore en avance, mais par une marge de moins d’un point et demi.

« Il faut prendre un sondage pour ce que c’est, mentionne le député sortant. Sherbrooke n’a jamais été une circonscription sûre, ce ne l’était pas dans le temps de Jean Charest et ça ne l’est pas encore aujourd’hui. Je ne tiens rien pour acquis. »

« Mais c’est représentatif de ce que j’entends sur le terrain, ajoute-t-il. J’entends que Guillaume Rousseau pourrait finir 4e et lorsqu’on regarde le sondage c’est ce qu’on voit. J’ai un excellent bilan à Sherbrooke, je suis confiant. C’est excitant et je suis de bonne humeur. On va avoir une bonne dernière semaine de campagne. »

Guillaume Rousseau du PQ, qui ne s’est pas gêné pour attaquer ses adversaires durant la campagne, entend bien profiter de l’essor de QS dans la circonscription pour débattre.

« On savait que c’était serré, mais maintenant on sait que c’est plus serré même qu’on pensait, explique-t-il. Avec ces résultats, on va maintenant pouvoir avoir des débats de fond avec QS. Je ne sens pas de vague imbattable. Chaque jour est important et c’est motivant d’être dans une circonscription qui sera très surveillée au Québec. L’organisation du PQ va faire la différence. »