Quinze équipes de partout au Québec sont attendues pour la toute première compétition de BBQ à se tenir à Sherbrooke.

Une compétition de BBQ se prépare à Sherbrooke

Les amateurs de BBQ n’auront pas à chercher bien loin pour se trouver quelque chose à faire en fin de semaine. La Boucherie du Terroir tiendra dès 9 h samedi à son adresse sur le boulevard industriel la toute première compétition de BBQ d’envergure sanctionné par la Canadian BBQ society.

Quinze équipes de partout au Québec sont attendues pour cette première édition. La compétition aura trois divisions, soit la cuisson des côtes levées de porc du Québec, le haut de cuisse de poulet de grain certifié sans antibiotiques de la ferme Volailles de Cantons et ainsi que la cuisson d’une viande mystère.

Un total de 12 personnes jugeront cette compétition, dont des juges sanctionnés, des professionnels de compétition de BBQ ainsi de deux chefs invités, soit Daniel Charbonneau du restaurant L’empreinte et Christian Fréchette du restaurant Datoni.

« Ça faisait longtemps que je voulais en faire une et j’ai un employé qui en fait, donc il avait les contacts, admet Patrick Cloutier, copropriétaire de la Boucherie du Terroir. Ça commence à être pas mal plus gros que je pensais, j’espère ne pas l’échapper. Ce sera un gros party de BBQ. »

Les participants se partageront une bourse de 2000 $. Des jeux gonflables, une cantine ainsi que des dégustations de viande et de bière seront aussi disponibles pour les visiteurs. L’évènement a été organisé en partenariat avec Jonathan Gagnon de l’équipe Shark Ribs BBQ.

La compétition commencera vers 9 h pour se terminer avec la remise des prix à 17 h 30.

On entend de plus en plus souvent un discours négatif concernant la consommation de viande, mais l’impact n’est pas encore visible sur le marché selon Patrick Cloutier.

« Honnêtement on ne le sent pas, assure Patrick Cloutier. Les gens consomment peut-être un peu moins, mais ils achètent de la meilleure viande. »

L’apparition du fumoir, qui propose une cuisson beaucoup plus lente a toutefois changé un peu l’habitude des gens selon lui

« Les gens me demandent de la poitrine de bœuf beaucoup plus souvent. J’en ai toujours des fraîches maintenant. C’est la même chose pour les shortribs. Les gens nous disent qu’ils viennent de s’acheter un fumoir. Avant on l’entendait une fois par mois, maintenant c’est quatre ou cinq fois par semaine. »

Le copropriétaire du magasin Trévi à Sherbrooke, Riel Boisvert, confirme cette tendance vers le fumoir.

« Ça fait longtemps que c’est très fort aux États-Unis, mais ça gagne en popularité ici depuis trois ou quatre ans. J’ai environ 30 modèles en magasin et c’est moitié-moitié BBQ et fumoirs. Au niveau du goût et de la tendreté, ça ne se compare même pas. »