Le Comité de citoyens Sauvé-Dunant s'inquiète de la construction d'une station-service près de l'entrée du mont Bellevue.

Une chaîne humaine pour se faire entendre contre la station-service

Une centaine de résidents du secteur Ascot ont formé une chaîne humaine samedi devant le chantier de construction d'une station-service au coin des rues Dunant et Thibault. Ils espèrent ouvrir un dialogue avec la Ville.
Le Comité de citoyens Sauvé-Dunant s'inquiète de la construction d'une station-service près de l'entrée du mont Bellevue. Le terrain, zoné commercial jusqu'à l'adoption du règlement 1200, qui uniformise le zonage des anciennes villes fusionnées, est maintenant zoné résidentiel.
« On forme une chaîne humaine pour symboliser le fait que nous ne sommes pas entendus par la Ville lorsqu'on a des revendications, explique Michel Phaneuf, représentant du Comité. Si on regarde l'actualité municipale, on se rend compte qu'il y a plusieurs dossiers où les citoyens ne sont pas entendus. »
Le Comité a d'ailleurs déposé le 19 juin au conseil municipal une pétition de 879 signatures contre le projet de construction commerciale.
« On espère ouvrir un dialogue puisque jusqu'à maintenant les tentatives de dialogues étaient très fermées de la part de la Ville, précise Michel Phaneuf.Nous avons l'impression qu'il y a un sérieux manque de transparence de la part de la Ville. On a l'impression aussi que la ville a essayé de nous en passer une en douce. »
« On a besoin de paix, lance un résident du secteur. Pas d'une station-service. »
« On sait ce qui se passe devant les dépanneurs, s'inquiète Marica Maksimovic. Il y a beaucoup d'enfants ici. Si tu te promènes après 20 h est-ce que tu es en sécurité ou non ? On est vraiment frustré que personne n'ait été averti. On n'a pas besoin de ça. »
« C'est un peu ridicule ce qui se fait ici, ajoute Daniel Vanoverschelde. Ça va faire une tache d'huile sur le quartier si je peux m'exprimer ainsi. »
Le Comité de citoyen Sauvé-Dunant déplore également la façon dont les citoyens ont été mis au courant de la construction de la station-service.
« On a appris que c'était un permis commercial lorsque les pelles sont arrivées », conclut Michel Phaneuf. On a dû se précipiter un peu et on est en train de se structurer à travers la vie de tous les jours. Nous avons presque tous un emploi à temps plein. On est aussi des parents et à travers tout ça il faut trouver du temps pour se mobiliser. »