Flanqué du maire de Sherbrooke Steve Lussier, le ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, s’est arrêté à l’hôtel de ville, vendredi, pour annoncer une aide de 16 M$ pour compenser les impacts financiers de la pandémie.
Flanqué du maire de Sherbrooke Steve Lussier, le ministre responsable de la région de l’Estrie, François Bonnardel, s’est arrêté à l’hôtel de ville, vendredi, pour annoncer une aide de 16 M$ pour compenser les impacts financiers de la pandémie.

Une bouée de 27 M$ pour l’Estrie

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Une première bouée de sauvetage de 27 M$ est accordée aux municipalités de l’Estrie afin de les aider à acquitter les augmentations de dépenses provoquées par la COVID-19.

De ce montant accordé à la région, Sherbrooke touchera 16,1 M$ qu’elle pourra affecter au déficit de la Société de transport de Sherbrooke (STS) qui a dû offrir ses services tout au long de la pandémie. Les dépenses découlant de la sécurité publique sont aussi couvertes par cette aide financière, a indiqué le ministre responsable de l’Estrie, François Bonnardel, lors de son passage à l’hôtel de ville, vendredi matin.

« Faut pas se le cacher, la pandémie a fait très mal partout au Québec, particulièrement aux municipalités qui ont dû mettre de l’avant des dépenses importantes pour prévenir la pandémie », a mentionné M. Bonnardel en pensant notamment aux services de police additionnels qu’a engendrés la crise sanitaire. 

L’enveloppe de 27 M$ destinée à l’Estrie découle de l’Accord sur la relance sécuritaire intervenue entre Québec et Ottawa, au montant de 2,3 milliards $. Elle a été mise à la disposition des municipalités et des organismes de transport collectif pour pallier les pertes de revenus et les dépenses occasionnées par la COVID-19, a précisé le ministre Bonnardel.

Dépenses importantes

Le ministre Bonnardel a rappelé que les villes comme Sherbrooke ont dû faire face à des dépenses importantes et imprévues depuis le début de la pandémie. Des dépenses qui pourraient avoir un impact sur le compte de taxes de plusieurs municipalités.

« Ce qu’on voulait avec cet accord, c’est en quelque sorte ‘‘sauver’’ une augmentation de taxes qui aurait pu être choisie par les différentes villes du Québec », a avoué M. Bonnardel. « Ç’aurait pu être des augmentations de taxes assez substantielles quand on pense aux coûts que les municipalités ont dû absorber depuis le mois de mars. »

Invité à dire quel effet aura cette aide de 16,1 M$ sur le prochain compte de taxes des Sherbrookois, le maire Lussier n’a pas avancé de chiffres. Il s’est contenté de dire que le prochain budget est toujours en préparation, mais que cette aide allait « certainement nous aider à prendre les bonnes décisions. »

Outre les 16,1 M$ accordés à Sherbrooke, les municipalités de quatre autres territoires de l’Estrie se partageront plus de 10 M$ : Orford 4,9 M$, Mégantic 2,9 M$, Richmond 2,5 M$ et Coaticook 1 M$.

Grâce à cette aide, l’administration municipale pourra couvrir directement ses dépenses occasionnées par la pandémie, comme les hausses de coûts liées aux adaptations de bâtiments, à l’opération de camps de jour et aux coûts supplémentaires effectués par les conseils municipaux. Ce soutien vise également à compenser ses pertes de revenus, comme les revenus de permis, des droits sur les mutations immobilières, des amendes et pénalités et des stationnements.