Entouré de plusieurs de ses amis des résidences les Seigneuries du Carrefour, Frank Poirier, âgé de 100 ans, a parcouru deux kilomètres dans le cadre de la Grande marche de Sherbrooke.

Une bonne marche pour ses 100 ans

Frank Poirier a 100 ans. Ça ne l’a pas empêché de marcher deux kilomètres dimanche dans le cadre de la Grande marche de Sherbrooke au parc Blanchard.

Il a parcouru la distance entouré de plusieurs de ses amis des résidences les Seigneuries du Carrefour. C’est à son entourage qu’il doit sa bonne santé après un siècle d’existence.

« Ce n’était pas trop difficile, car je suis bien entouré aujourd’hui et dans la vie, mentionne Frank Poirier, qui marche régulièrement, mais sur de plus courtes distances. Si on est seul, ça ne fonctionne pas. Je suis chanceux. »

Frank s’est promis de revenir l’an prochain et il espère bien pouvoir être bénévole pour l’événement dans les prochaines années.

La marche a été organisée par deux médecins de la région, Dre Louise Frenette et Dre Dominique Mercier, qui étaient très satisfaites de l’engouement pour l’événement.

« On avait déjà 600 inscriptions en milieu de semaine dernière, on est super contente, mentionne Mme Frenette. L’an passé, on a eu une météo exécrable, mais cette année c’est parfait. L’activité est parrainée par le grand défi Pierre Lavoie afin d’inciter les gens à faire de l’activité physique. On n’est pas ici pour amasser de l’argent. C’est une activité gratuite qui fait la promotion des bonnes habitudes de vie. »

« La marche amène d’énormes bénéfices au niveau de la santé physique et mentale, souligne Dominique Mercier. De marcher dans la nature apporte encore plus de bienfaits au niveau par exemple de la glycémie ou de l’hypertension. La marche, c’est vraiment pour tout le monde, ce n’est pas nécessaire de marcher 5 km à la fois. Des petits bouts par petits bouts sont aussi bénéfiques pour la santé. »

La Grande marche s’est tenue dans 24 villes à travers le Québec en fin de semaine. Plus de 30 000 personnes y ont pris part.

« C’est aussi excellent pour la santé mentale, ajoute Dominique Mercier. Souvent, les gens sont fatigués lorsqu’ils sont en dépression, mais l’énergie vient en la dépassant. Si la personne va marcher, curieusement, elle a plus d’énergie que si elle reste couchée. »

« Notre objectif est de voir les gens faire 150 minutes d’activités modérées par semaine. Et par modérées, c’est le genre d’activité où on peut parler, mais où on sent un petit essoufflement. Je dis toujours à mes patients que s’ils peuvent chanter à tue-tête pendant l’activité, bien ils pourraient forcer un peu plus. Chaque 10 minutes compte, ajoute-t-elle. Une petite marche sur l’heure du midi compte dans le 150 minutes. »