Le Fonds Brigitte-Perreault de la Fondation du CHUS a remis du financement à dix projets, dont celui d’acheter des tablettes avec des logiciels de traduction pour faciliter la communication pour les patients allophones qui se présentent dans les centres de prélèvement. On aperçoit ici Daniel Guergues, un des responsables de ce projet, ainsi que Martin Clermont, directeur général de la Fondation du CHUS, et Vincent Vallières, le parrain d’honneur du Fonds Brigitte-Perreault.

Une bibliothèque et des tablettes pour les usagers au CIUSSS

Une bibliothèque thérapeutique pour les patients de l’unité de stabilisation rapide de santé mentale; des tablettes avec des applications de traduction pour les usagers allophones qui se présentent dans les centres de prévèlement de Sherbrooke; des livres qui seront publiés sur les droits des enfants; une campagne de promotion pour le soutien de la relève qui est embauchée en grande quantité en cette période de pénurie de personnel au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Voilà quelques-uns des projets qui ont reçu du financement jeudi du Fonds Brigitte-Perreault de la Fondation du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

Ce fonds vise à financer des projets qui tendent vers l’amélioration et la qualité des soins et des services au CHUS, particulièrement pour ses dimensions de sécurité et d’humanisation. Il a été créé en 2005 à la mémoire de la Dre Brigitte Perreault, une jeune gastroentérologue du CHUS qui est décédée à la suite d’un combat contre le cancer.

Les projets sont proposés par des membres du personnel des deux hôpitaux universitaires pour répondre à des besoins qu’ils constatent sur le terrain. Le plafond de financement est de 10 000 $.

« Ces projets vont au-delà de ce que l’on fait déjà dans les unités de soins. Le financement du fonds permet parfois de servir de levier, des fois, ça donne de l’oxygène. Ce sont des projets que les gens ajoutent à leur tâche au quotidien, mais qui auront un impact direct sur la clientèle », soutient Linda Hubert, impliquée dans le Fonds depuis une dizaine d’années alors qu’elle était directrice de la qualité au CHUS et qui continue de l’être même si elle est aujourd’hui retraitée.

Parfois, les sommes n’ont pas besoin d’être énormes pour faire une différence dans la gestion financière des départements.

« Comme gestionnaire, on a à gérer beaucoup de choses et ce n’est pas toujours facile. Ce financement peut faire la différence », soutient Mme Hubert.

Prenons des exemples.

Traducteur pour les nouveaux arrivants

De nombreux réfugiés et des nouveaux arrivants se présentent quotidiennement dans les centres de prélèvement du CIUSSS de l’Estrie-CHUS pour y subir des prises de sang. Quand les gens ne parlent ni français ni anglais et qu’ils n’ont pas d’interprète en leur compagnie, la situation pose parfois problème.

« C’est un challenge : nous avons un système de pictogrammes, mais on ne peut pas avoir une conversation avec des pictogrammes. On mime, on tente de se débrouiller », soutient Daniel Guergues, chef administratif du centre de prélèvement et de la réception du laboratoire au CIUSSS de l’Estrie-CHUS.

À l’aide d’un financement de 1400 $, deux tablettes seront installées au centre de prélèvement de l’Hôtel-Dieu et de l’Hôpital Fleurimont avec des applications de traduction.

« On pense que le fait de pouvoir utiliser la traduction avec nos usagers allophones va vraiment permettre l’amélioration de la qualité de nos services », soutient M. Guergues.

Livres thérapeutiques

Un autre projet devrait faire une différence dans la vie de patients hospitalisés en psychiatrie à l’Hôtel-Dieu : on pourra très prochainement mettre à la disposition des usagers de l’unité de stabilisation rapide de santé mentale des livres à visée thérapeutique pour les aider à mieux comprendre leur maladie.

« Ce financement nous permettra d’avoir des livres au goût du jour, pas de seconde main, en quantités suffisantes aussi, par exemple L’anxiété pour les nuls, mais la version de 2018, adaptée à la réalité d’aujourd’hui », explique Kelly Brennan, chef de service à l’urgence de santé mentale, unité de stabilisation rapide.

« On veut donner des outils aux usagers pour mieux connaître leur maladie, pour qu’ils puissent ressortir de l’hôpital avec des trucs pour favoriser l’autogestion de leur maladie. Ils pourront lire ces livres pendant leur hospitalisation. On pense que cette nouvelle bibliothèque sera un outil supplémentaire pour aider nos usagers », se réjouit la chef de service.

En tout, 10 projets ont reçu un soutien financier de 1000 à 10 000 $. Le Fonds a aussi octroyé une somme de 25 000 $ afin de poursuivre l’implantation d’un projet majeur qui permettra de créer un environnement optimal pour la guérison des personnes âgées.

Pour une cinquième année, le Fonds Brigitte-Perreault a aussi remis les bourses Dre Rachel Bujold à des résidents en médecine ayant réalisé un projet d’évaluation et d’amélioration de la qualité de l’acte dans le cadre de leur programme d’initiation à la recherche clinique.