Annie Lévesque et Annie Martin viennent de compléter leur première saison à la barre de l’équipe féminine de volleyball du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke.

Une année « trippante » pour les deux Annie

Le premier duo d’entraîneuses d’une équipe de volleyball féminin à l’Université de Sherbrooke vient de compléter sa première saison. Si Annie Lévesque et Annie Martin estiment avoir abattu du bon boulot à leur première saison à la barre de leur ancienne équipe du Vert & Or, elles sont déjà au travail pour les prochaines saisons.

Les deux anciennes coéquipières, qui ont remporté le championnat canadien de volleyball universitaire en 2003 et 2005 avec le Vert & Or, ont complété leur première saison avec une fiche de 7-13 en 20 parties. Elles ont raté les éliminatoires de peu, terminant à trois victoires d’une place parmi les quatre meilleures au classement RSEQ du volleyball universitaire.

N’empêche, il y a beaucoup de positif, estiment-elles.

« Sur le terrain, on s’était donné comme objectif de mettre en place des fondations sur lesquelles on veut bâtir, des fondations basées sur nos valeurs, afin d’implanter notre couleur au programme. Tranquillement pas vite, c’est ce qu’on a fait pendant toute la saison », a dit Annie Lévesque.

« On ne visait pas de gagner le championnat tout de suite, mais je crois qu’on a fait un pas en avant. Surtout, c’était aussi de donner le goût aux filles d’adhérer à ça et de vouloir s’impliquer et s’engager en ce sens. Vraiment, on avait un groupe d’athlètes incroyable, qui a embarqué ; des filles qui étaient réceptives, motivées et qui sont restées positives. Car en termes de résultat, ce ne fut pas nécessairement ce qu’on voulait. Par contre, les filles n’ont jamais baissé la tête, on s’est concentré sur le processus et elles ont adhéré », a poursuivi Annie Lévesque.

Les deux coéquipières ont gagné ensemble. Elles ont été couronnées championnes canadiennes universitaires.

Annie Martin a même participé aux Jeux olympiques à deux reprises, en volleyball de plage.

Le succès, dans leurs carrières d’athlètes respectives, elles connaissent.

Le processus est différent, lorsqu’on change de responsabilités.

« On a eu un bilan avec les filles, après la saison, et le principal point qui est revenu, c’est la constance. Chaque match, on avait une chance, on était combatives, on n’a jamais été déclassées. Des fois, il nous manquait un point ou deux pour aller chercher le set. Et il y a eu des belles victoires à travers ça, et des séquences de victoires. On a beaucoup appris, en tant qu’entraîneuses, à travers ça. On voulait trouver des solutions. Des fois, c’est dur, mais ça nous pousse à travailler plus fort, ça nous a stimulées. Comme première année, c’était trippant », a précisé Annie Martin.

Si la saison 2018-19 est déjà chose du passé, les deux Annie sont déjà à la préparation de la prochaine saison.

Le recrutement est complété et celui pour la campagne 2020 est déjà sur les rails.

« C’est déjà parti pour 2020, car c’est done deal pour 2019. On a des supers athlètes qui s’en viennent avec nous ;

Sarah-Jeanne Meunier Bédard a confirmé son retour, Catherine Lavigne (Cégep Lionel-Groulx) se joint à nous aussi. On l’a vu jouer aux provinciaux, et elle a progressé encore plus qu’on pensait. Elle a été nommée sur la 1re équipe d’étoiles au Québec, c’est encourageant », a dit Annie Martin.

« Deux autres filles de Lionel-Groulx ont choisi le Vert & Or, soit une joueuse centrale Gabriella Grenier et Esthelle Zinoviev », a dit Annie Lévesque.

Marianne Boucher, une ancienne joueuse des Volontaires du Cégep de Sherbrooke qui joue chez les professionnels en France présentement, fera aussi le saut.

Dans les rangs collégiaux, elle était considérée comme l’une des deux meilleures bloqueuses en 2017-2018 et avait été sélectionnée parmi les étoiles du circuit (deuxième équipe)

« On n’est pas impliquées depuis longtemps, comme entraîneuses, alors ça prend du temps pour connaître les athlètes plus jeunes, les voir évoluer, en dresser un portrait personnel et une évaluation sur le terrain », a dit Annie Lévesque.

« Le recrutement, c’est à l’année, c’est tout un défi. Tu sèmes une graine et tu attends », a ajouté Annie Martin.