Linda Roy a profité de promotions et de points bonis pour faire un important don de nouilles à la Fondation Rock-Guertin. On voit ici Mme Roy en compagnie du directeur général de l’organisme, Denis Fortier.

Une adepte du couponing offre 700 $ de nouilles pour la Fondation Rock-Guertin

Une adepte du couponing a poussé sa passion jusqu’à faire des dons à des œuvres de charité.

Cette fois, Linda Roy profite de promotions et de points bonis pour faire un don de nouilles à la Fondation Rock-Guertin. Ce sont 2800 sacs de cette pâte alimentaire dans 123 caisses qui sont offerts à l’organisme.

La Sherbrookoise ajoute d’autres articles de soins personnels qui pourront servir pour venir en aide à des personnes dans le besoin. Elle estime la valeur du don à d’environ 1680 $. « Et ça m’a coûté un peu moins de 20 $! », lance-t-elle lors d’un entretien à La Tribune.

« J’utilise les points de ma carte et ceux de mon mari. Les nouilles étaient en spécial chez Maxi et j’en profite pour faire un don à la fondation. »

Mme Roy, véritable œil de lynx des coupons-rabais, a procédé à d’autres dons dans les dernières années. Avec d’autres couponeuses, elle a remis plusieurs milliers de dollars en denrées et articles à des œuvres de bienfaisance de Sherbrooke.

« Ça a commencé il y a trois ans. Il y a possibilité d’économiser beaucoup. Pis là, tu t’ambitionnes! Ça fait que j’ai du stock en trop à force d’en accumuler à la maison », explique la dynamique dame.

« J’ai décidé d’aider les autres quand vient le temps de baisser l’inventaire. »

En mai 2017, des milliers de denrées et articles d’hygiène personnelle ont été remis à L’Armée du Salut. En mars 2018, on a pu faire un don plus important, mais avec « plus de variété », dit-elle. 

En novembre dernier, 300 boites de conserve de légumes ont été remises aux Paniers de l’Espoir, grâce à des bons de réduction.

Le couponing est toujours bien vivant, ajoute Mme Roy. Maintenant, on profite des possibilités qu’offrent le web et des groupes qui se forment sur Facebook, argumente-t-elle. Mme Roy estime consacrer de 15 à 20 heures par semaine à ce « hobby payant ».

« On accumule des coupons. Au début, je n’étais pas comme ça. J’ai beaucoup appris. Par exemple, je ne vide pas les tablettes du magasin même si j’ai assez de coupons pour le faire. »

« Les coupons, ce n’est pas mort. C’est à force d’en faire qu’on sait reconnaître les bons prix. On se sert des groupes de couponeuses qui surveillent ça aussi. Je veux remercier la direction du magasin Maxi du boulevard de Portland. Ces gens-là m’aident beaucoup quand c’est le temps de faire un don comme celui-là. »

Un tel don fait des heureux du côté de la Fondation Rock-Guertin. « C’est un bon don en plein mois de mars », lance Denis Fortier, coordonnateur de l’organisme de bienfaisance.

« Ça va être très utile pour des dépannages alimentaires. Ces nouilles vont nous servir à aider des organismes comme la Coalition sherbrookoise pour le travail de rue. C’est le genre de choses qui nous sont demandées. En plus, il y a des bonbons. Nous allons pouvoir remettre ça aux enfants quand viendra le temps de la distribution des paniers de Pâques. »

M. Fortier est toujours étonné de voir des gens comme Mme Roy faire des dons de la sorte, à force d’accumuler des coupons-rabais. « Nous prenons tous les dons », dit-il.

« Nous trouvons toujours le moyen de les utiliser. Les gens n’ont qu’à contacter la fondation pour faire leur don. »