La CSN Estrie réclame une «prime COVID-19» pour les travailleuses et les travailleurs des différents services de garde d’urgence en cette période de pandémie.
La CSN Estrie réclame une «prime COVID-19» pour les travailleuses et les travailleurs des différents services de garde d’urgence en cette période de pandémie.

Une « prime Covid-19 » réclamée en service de garde

Claude Plante
Claude Plante
La Tribune
Le Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie - CSN (CCSNE-CSN) joint sa voix à ceux qui réclament une «prime COVID-19» pour les travailleuses et les travailleurs des différents services de garde d’urgence qui sont eux aussi « au front » afin de s’occuper des enfants des parents œuvrant dans les services essentiels.

Le gouvernement doit reconnaître leur travail, mentionne le syndicat. Pour le CCSNE-CSN, il est surprenant que le personnel qui exerce un emploi dans un CPE, une garderie en milieu familial ou un service de garde de commission scolaire n’ait pas droit aux différentes primes offertes par le gouvernement afin de reconnaître le rôle capital qu’il assume en ces temps de pandémie.

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« En côtoyant les enfants des gens qui travaillent dans les services essentiels, ces travailleuses et ces travailleurs mettent également leur propre santé à risque », argumente Denis Beaudin, président du CCSNE-CSN.

« Le gouvernement doit reconnaître “ces anges gardiens” qui travaillent dans l’ombre en leur versant les mêmes primes que celles octroyées dans le secteur de la santé et des services sociaux. »

Rappelons que le Conseil du trésor a choisi d’offrir à certains salariés du réseau de la santé et des services sociaux qui travaillent en première ligne une prime de 8 %, et aux autres salariés, une prime de 4 %. 

M. Beaudin profite de l’occasion pour interpeller certains parents. La consigne ministérielle veut que les services de garde d’urgence soient ouverts aux familles dont un des deux parents travaille dans les services essentiels. « Or, nous constatons que certains parents envoient leurs enfants au service de garde d’urgence même si l’autre parent est actuellement sans emploi à la maison. » 

« Nous avons entendu plusieurs histoires de papas qui font des rénovations pendant que maman travaille à l’hôpital, déclare M. Beaudin. Bien que ce choix n’aille pas à l’encontre de la règle, il demeure, à notre avis, discutable. C’est mettre à risque inutilement la santé de ses propres enfants, celle des autres enfants et celle de ceux qui en prennent soin. » 

« On apprécierait que les services soient utilisés seulement en cas d’absolue nécessité. Comme le reste de la population, nos travailleuses et nos travailleurs vivent beaucoup d’inquiétude et nous voulons sensibiliser les parents à cet effet », conclut-il dans un communiqué de presse.

Le CCSNE-CSN représente plus de 9000 membres sur le territoire de l’Estrie dans tous les secteurs d’activités.