Les plans des Sherbrookois sondés par La Tribune divergent en ce qui a trait à ce week-end. Même si les rassemblement de dix personnes et moins, provenant d’un maximum de trois foyers différents, seront permis dès vendredi, peu sont pressés de participer à des rencontres aussi importantes en nombre.
Les plans des Sherbrookois sondés par La Tribune divergent en ce qui a trait à ce week-end. Même si les rassemblement de dix personnes et moins, provenant d’un maximum de trois foyers différents, seront permis dès vendredi, peu sont pressés de participer à des rencontres aussi importantes en nombre.

Un week-end de beau temps... et de rassemblements ?

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
La vice-première ministre du Québec a prononcé des mots fort attendus mercredi : les rassemblements extérieurs d’un maximum de dix personnes de trois foyers différents seront permis dès vendredi, toujours en respect de la distanciation physique. Les Sherbrookois sont-ils pressés de se rassembler par dizaines au parc ou d’organiser des fêtes de jardin ?

« Pas vraiment pour ma part, répond Maxime, 22, qui affirme qu’il travaillera de toute façon ce week-end. J’essaie quand même d’éviter ce genre de situations. » 

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Son ami Victor, avec qui il profitait à distance d’un après-midi ensoleillé au bord du lac Nations jeudi, croit pour sa part qu’il pourrait se laisser voir deux ou trois amis, si la situation s’y prête. Pour l’instant, rien n’est prévu. « Mais ça ne pourra pas être chez moi de toute façon, j’habite en appartement, je n’ai pas de cour, dit-il. Puis, ma famille habite sur la Rive-Sud de Montréal, alors j’évite pour le moment de la voir », avance-t-il.

Marie-Soleil et son conjoint n’ont pas de plans d’envergure. Elle affirme cependant qu’elle et Charlotte, leur jeune fille de quatre ans, iront voir des amies vendredi. « Ça fait longtemps qu’on ne les a pas vues, Charlotte commençait à s’ennuyer. Elle et son amie se connaissent depuis qu’elle a un an. » 

« Ça va faire du bien, parce que sinon, je pense que je serais peut-être virée folle », plaide de son côté Mme Carbonneau, qui demeure seule et qui espère bien avoir l’occasion de voir son amoureux ce week-end. « J’irai peut-être voir de la famille aussi, mais toujours à distance de deux mètres », ajoute-t-elle.  

Pierre, Denis, Marcel et Gaétan, tous au-dessus du cap des 70 ans, ont déjà pris l’habitude de se réunir chaque jour au parc tout en respectant les deux mètres de distance. Pour eux, rien ne changera ce week-end. « On se tient assez loin de ça ! Il ne faut pas lâcher ! », affirme Pierre.   

Même constat pour Carmen et Louise, qui demeurent dans le même immeuble et se rencontrent pour discuter en conservant une distance. Les deux femmes ne sont pas près de participer à de plus grands rassemblements, même si elles trouvent difficile « de tourner en rond » dans leurs logements. 

Anne-Marie, 24 ans, croit que ce pourrait bien être l’occasion pour la famille de souligner « un peu mieux » l’anniversaire de sa mère, qui a soufflé une bougie de plus en plein confinement. « Sinon, je risque sûrement d’aller faire du vélo toute seule », soutient celle qui n’a pas particulièrement vu de grandes rencontres se dessiner avec l’annonce de mercredi.  

Son amie Émilie, du même âge, doit pour sa part déménager en Ontario cette fin de semaine. « C’est moins stressant maintenant, avec l’assouplissement des mesures », confie-t-elle. 

Quant à Brian, 21 ans, il n’a pas de plans en particulier. Il se promènera comme d’habitude autour du lac de Nations, dit-il. « Je vais prendre ça relaxe. J’ai juste hâte de pouvoir voyager », avance-t-il.