Jean-Philippe Wauthier animera la sixième soirée Au cœur de la vie, au profit de la Fondation du CHUS, diffusée le vendredi 17 novembre à compter de 19 h à ICI Radio-Canada Télé Estrie.

Un tournage qui rend humble J.-P. Wauthier

Plusieurs des anciens animateurs d’Au cœur de la vie, l’émission de sensibilisation et de collecte de fonds de la Fondation du CHUS, avaient déjà un lien particulier avec l’établissement ou le milieu hospitalier en général. C’est au CHUS que Marina Orsini, animatrice l’an dernier, a donné naissance à son fils. Quant à Pénélope McQuade, qui a piloté l’émission en 2013, son regard sur les soins de santé n’est plus le même depuis qu’un accident de la route l’a forcée à séjourner plusieurs mois à l’hôpital.

Pour Jean-Philippe Wauthier, accepter d’être le présentateur de la sixième soirée Au cœur de la vie était notamment une occasion de parler de cette cause d’une façon positive. Pour l’animateur de 38 ans, l’hôpital est le lieu où il a dû dire adieu à ses grands-parents, de qui il était très proche.

« Ça peut nous faire oublier que la totalité des gens qui travaillent dans un hôpital le fait d’abord et avant tout pour que les patients retournent un jour à la maison. J’ai été touché notamment par un des reportages de l’émission sur une dame qui a dû attendre vingt ans avant qu’on réussisse à régler ses problèmes de tremblements. Aujourd’hui, elle a une nouvelle vie et le CHUS a été là pour ça. »

L’animateur de La soirée est encore jeune et des Dieux de la danse n’a donc pas hésité lorsqu’il a été sollicité par la Fondation. « On ne peut pas dire non à une telle demande, surtout quand on travaille dans les médias et qu’on fait un métier franchement agréable comme le mien... et qui te donne la chance d’aider des organisations dans le domaine de la santé. »

Originaire de Saguenay, Jean-Philippe Wauthier confie s’être senti au CHUS comme s’il avait été à l’hôpital de Chicoutimi. « Je ne connais pas la situation du CHUS en détail, mais j’ai l’impression que les hôpitaux des régions sont un peu tous dans le même bateau, qu’ils vivent un peu tous la même chose, et qu’il faut donc s’entraider là-dedans. Nous avons un système de santé gratuit, qui est très près d’être très bon, mais qui a des lacunes et qui a besoin d’un petit coup de main pour l’améliorer. »

Prostatectomie par robot

Déjà enregistrés depuis quelques semaines, les blocs d’animation de Jean-Philippe lui ont permis de mieux connaître les projets du CHUS. Parmi les reportages que les téléspectateurs pourront voir vendredi soir, il sera question d’une chirurgie de la prostate effectuée par un robot, de l’importance de l’activité physique pendant un traitement de chimiothérapie ou de radiothérapie, des liens entre obésité et infertilité, du rôle de l’infirmière praticienne spécialisée et du petit Jacob, un grand prématuré ayant vécu, avec ses parents, bien des montagnes russes.

« Quand on tourne dans un hôpital, la dernière chose que l’on souhaite, c’est de déranger les patients ou le personnel, souligne Jean-Philippe Wauthier. À un certain moment, nous nous sommes retrouvés dans la salle de récupération réservée aux gens qui subissent une chirurgie d’un jour. Un monsieur assez âgé m’a dit qu’il aimait mon travail à la radio et à la télé. J’avoue que ce genre d’expérience aide à nous replacer : je suis en santé, l’équipe autour de moi l’était aussi, mais là, nous étions confrontés à des gens qui ont moins de chance. Ça rend très humble et ça nous rappelle qu’on ne sait pas à quel moment on pourrait avoir besoin de soins. »

Vincent Vallières, Amé et Andréanne A. Malette feront des prestations en direct durant l’émission, alors que Florence K, dans une capsule préenregistrée, témoignera de la dépression majeure qu’elle a vécue en 2012, en plus d’interpréter une chanson.