Les Olympiens Kim Boutin et Alex Boisvert-Lacroix ont été reçus en grande, mercredi soir à l’hôtel de ville de Sherbrooke. Ils en ont profité pour signer le livre d’or de la Ville.

Un torrent d’amour pour Kim et Alex

Persévérance. Courage. Détermination. Passion.

Les patineurs de vitesse Kim Boutin et Alex Boisvert-Lacroix ont été reçus en grande pompe à l’hôtel de ville de Sherbrooke, mercredi, dans le cadre d’une réception civique à la hauteur des exploits qu’ils ont accomplis aux Jeux olympiques de Pyeongchang, en février.

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Un appui aux Olympiens sherbrookois

Parents, amis, membres du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS), anciens athlètes olympiques, élèves de l’école primaire Notre-Dame du Rosaire, politiciens municipaux et provinciaux, il y avait foule pour acclamer les deux enfants chéris sherbrookois.

Avec ses trois médailles au cou et après avoir été porte-drapeau de la délégation canadienne lors de la cérémonie de fermeture des Jeux, Boutin rayonnait de bonheur.

Les yeux grands ouverts, bardé d’un énorme sourire, fier d’avoir participé aux Olympiques à sa troisième tentative, le grand patineur longue piste Alex Boisvert-Lacroix a enfin l’esprit serein. Libre.

Les deux athlètes sherbrookois rentraient ainsi à la maison fêter leurs succès avec cette ville qui les a vus grandir et progresser, et qui s’est levée aux aurores pour les acclamer durant les Jeux.

« Nous avons été transportés par vos performances pendant toute la durée des Jeux. C’est un honneur pour tous les membres du conseil municipal d’avoir la chance de vous recevoir », a dit le conseiller municipal Marc Denault, qui agissait à titre de maire suppléant, en l’absence de Steve Lussier.

« Alex, ta passion t’a mené aussi loin, nul doute que ton futur, comme professeur, sera aussi brillant. Kim, tes accolades avec Marianne St-Gelais et cette photo où tu formes un cœur avec les mains de la patineuse sud-coréenne, sur le podium, on va revivre tout ça année après année », a dit Denis Lemay, président du CPVS.

« Merci aux Sherbrookois pour les encouragements et les énergies qu’on pouvait ressentir jusqu’en Corée du Sud; c’est un peu comme si j’avais apporté la population sherbrookoise dans mes bagages. Tout cet amour a été rassurant et puissant », a dit Lucie Bilodeau, la mère de Kim Boutin.

« Le jour de la cérémonie d’ouverture, on avait les yeux rivés sur la télévision et on te cherchait du regard! Ce fut une très belle course à nos yeux de parents. Ce résultat n’enlève rien à l’athlète et la personne que tu es. Tu es et tu seras toujours notre champion », a dit Chantal Boisvert, la mère d’Alex Boisvert-Lacroix.

Kim Boutin a remporté la médaille d’argent au 1000 m, et le bronze au 1500 m et au 500 m en patinage de vitesse courte piste.

Alex Boisvert-Lacroix fut le meilleur patineur canadien sur 500 m en patinage de vitesse longue piste.

Des champions au repos

Les deux champions ont par la suite signé le livre d’or de la Ville de Sherbrooke, avant de poser pour les photos avec leurs nombreux admirateurs présents.

Après les Jeux olympiques et les championnats du monde, c’est l’heure de prendre un peu de recul et de repos.

« Ce n’est pas si évident. Je fais la tournée des médias et j’essaie de me concentrer sur comment je veux profiter de ça, cette visibilité. Je m’entoure bien, je pose beaucoup de questions. Ensuite, je vais prendre du temps, car je recommence déjà dans trois semaines! Mon copain et moi, on s’en va en vacances. J’ai envie de revenir et d’avoir du temps pour moi », a dit Kim Boutin.

« Je trouve ça important de remercier la ville et mon club. Quand il y a un développement, c’est important de voir son potentiel et de le laisser aller. Moi, à 17 ans, je suis partie à Montréal pour me développer avec les meilleures au Québec. C’est un remerciement du fond du cœur. Les valeurs que j’ai apprises ici, je les ai toujours avec moi », a-t-elle ajouté.

« Voir des jeunes se lever tôt pour nous voir, c’est beau, ça me rend émotive. C’est de la richesse de voir que tu peux être un modèle pour les jeunes et ce n’est pas un modèle que j’ai envie de laisser tomber à l’eau. »
Quant à Alex Boisvert-Lacroix, c’est l’esprit libéré qu’il abordera la prochaine saison.

« Le lendemain des Jeux, j’ai commencé un stage comme prof d’éducation physique à Montréal; je suis descendu tout de suite après pour cette cérémonie et j’y retourne demain matin. La semaine prochaine, je pars en Floride, je décroche avec ma blonde, on voulait tout couper. Mon stage se termine le 8 mai et déjà, ma saison va être recommencée. »

« C’est encore loin et je ne suis pas encore tout à fait prêt. Je ne sais pas avec qui je vais m’entraîner. Il y a encore plein de choses à vérifier. Mais une chose est sûre, je vais recommencer tellement libre d’esprit! J’ai réussi ce que je voulais réussir. J’y vais un an à la fois et pour le fun. On ne se le cache pas, il y avait du stress lors de la dernière année, pour tout le monde. Le fait d’être le meilleur Canadien à Pyeongchang fut un baume sur ma performance. En revenant des Jeux, j’ai vécu un petit down, mais je pense de moins en moins à ces fameuses 34 secondes. Le fait d’être allé à la Coupe du Monde tout de suite après a aidé la coupure. »