Tymothé Carrier et Simon Lambert, membres de Hyperion 3360, voient leur équipe de robotique comme une véritable famille, où l'entraide devient le point central. L'équipe bénéficie de pas moins d'une douzaine de mentors, dont Jacob Dufresne, Arianne Pomerleau et Noémie Gosselin, des anciens revenus donner un coup de main.
Tymothé Carrier et Simon Lambert, membres de Hyperion 3360, voient leur équipe de robotique comme une véritable famille, où l'entraide devient le point central. L'équipe bénéficie de pas moins d'une douzaine de mentors, dont Jacob Dufresne, Arianne Pomerleau et Noémie Gosselin, des anciens revenus donner un coup de main.

Un système aux connexions solides

Jasmine Rondeau
Jasmine Rondeau
La Tribune
Dans l’imaginaire, les robots sont plus souvent qu’autrement synonymes de froideur et de rigidité. Pourtant, les membres de l’équipe de robotique Hyperion 3360 sont unanimes, ce qu’on retrouve entre les murs de son atelier du pavillon Le Ber à l’école secondaire de la Montée, c’est « une famille ».

Les jours et les nuits passés à travailler sur le robot de l’équipe sont nombreux durant les 45 jours qui suivent le lancement de la compétition FIRST, comme l’explique Simon Lambert, membre pour une quatrième saison. Âgé de 18 ans, soit le maximum pour prendre part à l’épreuve, Simon a pu se joindre pour une toute dernière fois à l’équipe en tant que participant, même s’il étudie désormais en génie mécanique au niveau collégial.

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« On est toujours là pour chacun. Ce qui est l’fun, c’est que c’est de l’entraide, mais pas juste dans un domaine. Les habiletés de chacun, c’est ce qui fait la force de l’équipe », avance Simon, qui est « tombé en amour » avec le génie mécanique après son entrée dans cette aventure.

« Tous les plus vieux ont le mandat d’aider les plus jeunes, commente Tymothé Carrier, qui est en cinquième secondaire. Cette année, on avait une quinzaine de nouveaux à qui on devait montrer comment utiliser les outils et les logiciels de dessins, comment programmer et comment monter une plaque électronique. Ça rend la tâche intéressante, parce qu’on assure une bonne relève à l’équipe en même temps. »

Retourner la pareille

Avec une proportion d’un mentor pour deux jeunes participants, l’équipe s’est créé un réel système d’entraide et de collaboration. « Le but premier est de favoriser les sciences et la robotique, mais c’est aussi de faire des jeunes des citoyens engagés, qu’ils voient comment ça se passe dans le vrai monde et comment composer avec les caractères différents et les délais », note l’enseignant Rémi Pomerleau, qui porte le projet dans l’établissement aux côtés de son collègue Alain-Guillaume Marcotte Fournier.   

Certains mentors travaillent en entreprise ou œuvrent au sein de la communauté universitaire, par exemple, tandis que d’autres ont tenu à retourner ce qui leur a été généreusement donné dans le passé.

Les frères Dufresne, Jacob et Jérémy, ont tous deux fait partie de l’équipe lorsqu’ils étudiaient à la Montée. Le premier est aujourd’hui finissant au baccalauréat en génie mécanique, et le deuxième termine une technique de génie électrique.

« Quand je suis arrivé la première fois en troisième secondaire, et j’observe encore la même chose chez les nouveaux, c’est qu’on pense souvent qu’on ne sera pas bon là-dedans, qu’on ne connaît rien et que c’est un domaine beaucoup trop poussé. On veut leur montrer qu’instinctivement, ils ont vraiment de bonnes idées. Il y en a qui, chaque année, vont me surprendre et vont avoir de bien meilleures idées que ce que j’aurais eu », fait valoir Jacob.

Jérémy a pris part à trois des quatre voyages qu’a fait Hyperion 3360 jusqu’au championnat mondial de FIRST, dont un en même temps que son frère. Une expérience que ceux-ci souhaitent aujourd’hui aider les nouvelles recrues à vivre.  

25 000 $ par année 

Alors que la première compétition de la saison d’Hyperion 3360 est financée par l’organisme FIRST, l’équipe étant établie à l’intérieur d’une école publique, le coût d’inscription à la deuxième représente un montant de 4000 $ US.

« Avec le coût du matériel, l’hôtel et les déplacements, on doit dépenser environ 25 000 $ par année », indique M. Pomerleau, qui ne voudrait pas priver les jeunes d’une deuxième chance de se classer pour la finale mondiale.

Les levées de fonds créatives sont ainsi de mise pour les membres, qui font notamment d’une pierre, deux coups en démontant de vieux électroménagers pour vendre le fer qu’ils contiennent.

« L’automne, c’est ce qu’on fait dans les temps morts. Ça permet aux jeunes de travailler leurs aptitudes mécaniques. Comme ça, une fois sous pression en compétition, je n’ai pas besoin de leur expliquer comment changer une pièce ni avec quel outil le faire », fait remarquer l’enseignant.