Frustrés à l’idée de ne pas pouvoir se réunir en famille à Noël, plusieurs Estriens ont décidé de s’envoler dans le Sud.
Frustrés à l’idée de ne pas pouvoir se réunir en famille à Noël, plusieurs Estriens ont décidé de s’envoler dans le Sud.

Un sursaut d’appels dans les agences de voyages

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Frustrés à l’idée de ne pas pouvoir se réunir en famille à Noël, plusieurs Estriens ont décidé de s’envoler dans le Sud, malgré les recommandations contraires émises à ce sujet par la Santé publique et le premier ministre François Legault.

« À partir du moment où les rumeurs ont commencé à circuler que les rassemblements seraient interdits (pour Noël), ça s’est mis à appeler », confirme Christian Dubreuil, directeur de Voyages Aquaterra de Sherbrooke.

Même si le nombre de réservations demeure relativement faible par rapport à la même période l’an dernier, le volume d’appels est en nette augmentation depuis une semaine, ajoute M. Dubreuil.

« Et on ne parle pas seulement des couples ou des personnes seules qui réservent. On voit des familles et même des familles élargies qui décident de partir. On parle de gens âgés entre 18 et 50 ans pour la plupart. »

M. Dubreuil est d’avis que le nombre de réservations risque d’augmenter au cours des prochaines heures, voire des prochains jours, maintenant que la décision d’interdire les rassemblements a été officiellement annoncée par le premier ministre Legault.

« Les gens sont un peu tannés. Ils ont besoin de vacances. On sent qu’ils ont besoin de décrocher, de s’évader et de penser à autre chose. »

Chez Escapades 2000, on observe aussi que le nombre de réservations a « moussé » au cours des derniers jours. Mais il est cependant trop tôt pour dire s’il s’agit d’une réaction hâtive aux restrictions annoncées jeudi.

« On va avoir une meilleure idée d’ici lundi, affirme la conseillère Johanne Bell. Les gens vont commencer par prendre connaissance des nouvelles, ensuite ils vont réagir. Comment vont-ils réagir? C’est difficile à dire pour le moment. »

Les agents de voyages rappellent à leurs clients désireux de partir qu’ils devront soumettre un plan de quarantaine et s’assurer de le respecter. 

« Ce n’est pas tout le monde qui a les moyens de s’isoler pendant deux semaines, surtout après être parti une semaine ou deux. »