« C’est une très bonne nouvelle, a indiqué sa directrice générale Gwladys Sebogo. Depuis le début de la crise, nous recevons beaucoup d’appels de proches aidants très inquiets. Ils sont stressés et se sentent coupables de ne pas pouvoir prendre soin de leur proche. Cela va faire un bien énorme. »
« C’est une très bonne nouvelle, a indiqué sa directrice générale Gwladys Sebogo. Depuis le début de la crise, nous recevons beaucoup d’appels de proches aidants très inquiets. Ils sont stressés et se sentent coupables de ne pas pouvoir prendre soin de leur proche. Cela va faire un bien énorme. »

Un soupir de soulagement pour les proches aidants

L’assouplissement des contraintes entourant les personnes âgées et les proches aidants est reçu avec soulagement de la part des organismes du milieu. Mais ceux-ci rappellent au gouvernement Legault que la crise sanitaire est loin d’être terminée et que les règles de prudence doivent être de mise lorsqu’il s’agit de personnes âgées ou malades.

À l’Appui Estrie, qui vient en aide aux proches aidants, on se dit « très content » de savoir que ces derniers pourront retrouver leurs « êtres chers » à compter du 11 mai, peu importe où ils habitent, que ce soit en CHSLD, en ressources intermédiaires ou en résidence. Les établissements devront dorénavant justifier tout refus.

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« C’est une très bonne nouvelle, a indiqué sa directrice générale Gwladys Sebogo. Depuis le début de la crise, nous recevons beaucoup d’appels de proches aidants très inquiets. Ils sont stressés et se sentent coupables de ne pas pouvoir prendre soin de leur proche. Cela va faire un bien énorme. »

Prudence, dit la FADOQ

De son côté, la FADOQ, qui compte plus de 35 000 membres en Estrie, salue le plan de déconfinement des aînés en résidence, mais rappelle l’importance d’agir avec prudence dans la diminution des contraintes, car le risque de contamination demeure très important.

La FADOQ est d’avis que l’amoindrissement des restrictions engendra des effets positifs, à condition de ne pas laisser pour compte ceux qui ont une condition médicale et qui se sentent rassurés par les mesures de confinement.

« Nous avons reçu beaucoup de témoignages de nos membres ces dernières semaines qui jugeaient que les mesures de confinement étaient excessives, mais nous avons reçu aussi beaucoup d’appels d’aînés qui se sentent encore très vulnérables face à la COVID-19, a déclaré la présidente Gisèle Tassé-Goodman. Il faut assurer une vigie serrée de la situation. Il ne faut pas infantiliser les aînés qui sont libres de faire leurs choix en fonction de leur état de santé. Et il ne faut pas que des aînés se fassent invectiver ou refuser l’accès à des commerces en dehors des plages horaires qui leur seront réservées », a ajouté Mme Tassé-Goodman.

La FADOQ déplore d’autre part qu’il y ait parfois « une discordance entre le point de presse quotidien de monsieur Legault et la réalité sur le terrain ». La situation des proches aidants en est un cas flagrant, dit-elle.

« Depuis le 16 avril, les proches aidants sont supposés avoir accès aux personnes qu’ils soutiennent. La réalité est que cette accessibilité est encore très ardue. Des familles et des amis ont encore de la difficulté à prendre contact avec leurs proches confinés. Il faut des directives claires, applicables et humaines afin que ça se concrétise sur le terrain. Le gouvernement doit clarifier ce qu’il entend par proche aidant significatif », indique Mme Tassé-Goodman, qui réclame les ressources nécessaires afin de s’assurer que les droits des proches aidants seront respectés si des directions d’établissement font preuve d’un « excès de zèle ».

La FADOQ recommande au gouvernement Legault de recommencer la prestation complète des soins et des services à domicile afin de reprendre contact avec la clientèle aînée et combler leurs besoins essentiels.