Lorne Nelson est professeur au Département de physique et d’astronomie de l’Université Bishop’s.
Lorne Nelson est professeur au Département de physique et d’astronomie de l’Université Bishop’s.

Un second article dans Nature pour un professeur de Bishop’s

Alain Goupil
Alain Goupil
La Tribune
Sans mauvais jeux de mots, le professeur d’astronomie Lorne Nelson est devenu une des étoiles du corps professoral de l’Université Bishop’s de Sherbrooke.

Pour la deuxième fois de sa carrière, le directeur du département de Physique et d’astronomie vient en effet de cosigner un article paru dans la prestigieuse revue scientifique Nature, aux côtés d’autres scientifiques de renommée internationale, dont quelques-uns du MIT (Massachusetts Institute of Technology), ainsi que des universités Harvard et Princeton.

L’article raconte les circonstances ayant entouré la découverte d’une planète (baptisée WD 1856b) ayant survécu à la mort de son étoile. La découverte est survenue l’an dernier après des mois d’observation, notamment à l’aide du satellite TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) de la NASA et d’autres télescopes placés sur Terre et en orbite.

Peu de scientifiques ont vu leur nom apparaître à plus d’une reprise dans la célèbre revue scientifique britannique. Dans le cas du Pr Nelson, la précédente publication remonte à septembre 1995 et portait sur un autre type d’étoiles, appelés les naines blanches.

« C’est toujours un grand honneur d’être publié dans Nature, a reconnu le professeur Nelson au cours d’un entretien téléphonique avec La Tribune. Chaque article publié dans cette revue est révisé par un comité de lecture formé de scientifiques. C’est un processus très rigoureux. Alors, oui, ça fait plaisir de voir que votre travail est reconnu de la sorte. »   

La principale contribution du Pr Nelson à ces recherches est basée sur des calculs qui ont démontré que l’objet en orbite autour de la naine blanche était fort probablement une planète géante et non pas un autre type de corps céleste.

La planète en question est située à environ 80 années-lumière de la Terre dans la constellation du Dragon, indique le Pr Nelson. À peine plus volumineuse que la Terre, celle-ci est environ sept fois plus petite que la planète qui l’éclipse. Les observations ont permis de découvrir que son orbite complète autour de son Soleil dure un 34 heures, comparativement aux 365 jours de la terre autour du Soleil.

Selon Pr Nelson, les observations obtenues par les auteurs de l’article pourraient avoir des conséquences importantes dans le développement de l’astronomie. Elles pourraient notamment contribuer à comprendre davantage notre propre système solaire.

 « Nous savons qu’un jour alors que notre propre étoile parente (le Soleil) agonisera, elle prendra de l’expansion et deviendra une géante rouge absorbant probablement Mercure, Vénus, puis la Terre. Une des questions intrigantes est ce qu’il adviendra alors des géantes gazeuses telles que Jupiter et Saturne au terme de ce processus. La découverte de la planète WD 1856b, et, souhaitons-le, de plusieurs autres comparables, nous aideront grandement à résoudre cette question. »