Le projet immobilier, situé dans une zone au fort potentiel écologique, à l’extérieur du périmètre urbain, a provoqué des débats houleux lundi au conseil municipal. Après un vote divisé, la Ville a permis la poursuite du projet, approuvé par la municipalité de Saint-Élie-d’Orford en 1998 et jouissant d’un droit acquis, en admettant que ce genre construction ne serait plus admis si un tel quartier était proposé aujourd’hui.
Le projet immobilier, situé dans une zone au fort potentiel écologique, à l’extérieur du périmètre urbain, a provoqué des débats houleux lundi au conseil municipal. Après un vote divisé, la Ville a permis la poursuite du projet, approuvé par la municipalité de Saint-Élie-d’Orford en 1998 et jouissant d’un droit acquis, en admettant que ce genre construction ne serait plus admis si un tel quartier était proposé aujourd’hui.

Un référendum serait inutile pour le chemin Rhéaume, selon le promoteur

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
La tenue d’un référendum sur le nombre maximum de maisons dans le projet du Domaine de la vallée d’Orford, quartier controversé projeté près du chemin Rhéaume, serait vraisemblablement inutile. C’est du moins la lecture qu’en fait le promoteur Pierre-Luc Bernier, qui n’a pas l’intention de proposer plus que les 50 maisons contingentées et permises par la Ville de Sherbrooke.

Le projet immobilier, situé dans une zone au fort potentiel écologique, à l’extérieur du périmètre urbain, a provoqué des débats houleux lundi au conseil municipal. Après un vote divisé, la Ville a permis la poursuite du projet, approuvé par la municipalité de Saint-Élie-d’Orford en 1998 et jouissant d’un droit acquis, en admettant que ce genre construction ne serait plus admis si un tel quartier était proposé aujourd’hui.

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À l’origine, une consultation publique pouvant mener à un référendum devait porter sur la seule voie d’accès possible au nouveau quartier, à la hauteur de la rue des Châtaigniers, pour atteindre les terrains en arrière-lot du chemin Rhéaume. Un changement réglementaire lève cet obstacle et permet maintenant aux citoyens de ne bloquer que le nombre maximal de résidences imposé au promoteur.

« Je suis très satisfait que la Ville ait honoré ses promesses du passé. Le projet avait été approuvé six fois par des conseils municipaux depuis 1998. J’espérais que la Ville tienne parole », commente Pierre-Luc Bernier.

L’idée d’un changement réglementaire est venue de la Ville, indique M. Bernier. « Notre terrain a toujours été zoné pour du développement résidentiel et le règlement stipule qu’on ne peut pas empêcher le développement à cause de la voie d’accès. »

Le rejet du contingentement à 50 maisons par les citoyens, dans un référendum, aurait pour effet d’ouvrir la porte à plus de bâtiments. « Mon plan ne changera plus. Ce seront 50 maisons. Je n’ai pas l’intention d’en rajouter. Il faudrait refaire les plans, les études. Je ne vois pas où serait l’avantage des citoyens de rejeter une limite imposée par la Ville. Personnellement, je n’ai pas l’intention de demander un référendum. »

Si un vote était nécessaire, il serait néanmoins organisé aux frais du promoteur.


« Je souhaite lancer les travaux le plus rapidement possible. »
Pierre-Luc Bernier

Pierre-Luc Bernier ajoute par ailleurs que la Ville n’aurait pas eu les moyens de lui acheter son terrain, qu’il aurait vendu au « coût de rentabilité », c’est-à-dire au prix qu’il aurait obtenu pour des terrains complètement développés. « On parle de plusieurs millions de dollars. »

M. Bernier estime avoir fait son bout de chemin en protégeant 98 % des milieux humides et en donnant 73 % des terrains à la Ville. « Je souhaite lancer les travaux le plus rapidement possible. Ça fait quatre ans que nous sommes prêts. Je voudrais que la rue soit construite cette année pour que les gens puissent accéder aux terrains. »

Selon le promoteur, une dizaine de terrains sont déjà vendus. Leur prix est supérieur à 100 000 $ l’unité. Les maisons qui y seront construites vaudront 500 000 $ ou plus. 

Pierre-Luc Bernier ne serait pas surpris que de nouveaux délais s’imposent. « J’espère qu’il n’y aura plus d’obstacles, parce que je suis de bonne foi, mais ce serait de rêver que de croire qu’il n’y aura pas d’autre opposition. »

Le promoteur, qui en est à une première expérience avec la Ville de Sherbrooke, ne se dit pas découragé. « C’est un premier projet, mais ce ne sera pas le dernier. J’ai beaucoup appris de ce processus. »