La scène croquée mercredi par un membre de la communauté universitaire a fait réagir certaines personnes.
La scène croquée mercredi par un membre de la communauté universitaire a fait réagir certaines personnes.

Un rassemblement qui fait jaser

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Un rassemblement survenu devant la faculté de génie de l’Université de Sherbrooke, mercredi, en a étonné certains.

Il s’agissait en fait d’une séance de photos de promotion de finissants. « C’est planifié chaque année. Avec la COVID-19, tout le processus n’a pas été regardé adéquatement. L’équipe de direction a eu le rappel la veille. Ça a créé des remous, mais comme tout était parti, l’invitation, le photographe... Ça a créé ce qui a été vu mercredi. Il fallait gérer la situation... On s’est assuré que tout le monde soit proche selon des degrés d’exposition minimum », indique Jacques Girard, directeur de la division de la sécurité à l’UdeS, en ajoutant que l’événement était organisé par des associations étudiantes. « Ça n’aurait pas été autorisé si on l’avait su une semaine avant. »

Il aurait été trop tard pour annuler, selon lui. « On a essayé de gérer la situation... On espère que ça n’arrivera plus, mais on est une petite ville dans une ville, c’est difficile de tout contrôler », image M. Girard, également coordonnateur des mesures d’urgence.

La scène a néanmoins fait réagir : un membre de la communauté universitaire nous a fait parvenir une photo, en s’étonnant de la situation. 

Trois cérémonies au cours desquelles les futurs ingénieurs doivent prêter serment auront lieu la semaine prochaine, et celles-ci se dérouleront selon les règles de l’art, assure M. Girard. 

Les événements auront lieu dans le stade extérieur de l’UdeS. « Il y avait plus de 250 personnes, donc on a scindé la cérémonie trois fois », illustre-t-il. 

Par ailleurs, même si l’UdeS avait fait savoir qu’elle pourrait donner des amendes si des gens refusaient de porter leur masque, aucune amende n’a été donnée jusqu’ici. Il est très rare qu’on passe l’étape des rappels, fait-il valoir.

C’est la rentrée cette semaine à Bishop’s.

La rentrée à Bishop’s : une formation pour contrer le racisme

C’est la rentrée cette semaine à Bishop’s. 

L’institution offre dorénavant une formation obligatoire aux nouveaux étudiants pour contrer le racisme. L’initiative a été mise en place grâce à l’association étudiante de l’établissement, précise le porte-parole de Bishop’s, Olivier Bouffard. 

Cette formation s’apparente à celle qui a été lancée il y a quelques années pour prévenir les agressions sexuelles, et qui est toujours offerte. 

Selon Olivier Bouffard, l’initiative n’est pas liée au mouvement Scholar Strike, qui réclame une plus grande justice envers les communautés noires et autochtones au Canada. Il s’agit de deux choses différentes. 

Les étudiants, professeurs et membres du personnel étaient invités, dans le cadre de ces deux journées de grève partout au pays, à suivre des formations en ligne. Dans un message envoyé à la communauté universitaire, la direction de l’établissement a fait valoir qu’il y a plusieurs façons d’intégrer un volet antiracisme dans la formation offerte. Le site

https://scholarstrikecanada.ca/resources/ propose d’ailleurs différentes ressources, rappelle-t-elle.

Sur le campus de l’institution anglophone, une modification a été apportée au code de conduite étudiant : des amendes pourraient être données si des étudiants ne respectent pas la distanciation ou s’ils ne portent pas leur masque. 

Pour le moment, les choses se déroulent bien, assure Olivier Bouffard. « On va tenter d’éduquer avant d’y aller de façon prohibitive. » Une escouade d’étudiants, baptisée Safe Gaiter Squad, sillonne aussi le campus pour rappeler ses camarades à l’ordre. L’équipe embauchée par l’institution aide aussi à la désinfection dans des endroits plus achalandés.

À Bishop’s, l’amende peut varier entre 100 $ et 800 $, en fonction « du principe de gradation ». 

Des activités de socialisation ont été organisées sur le campus, cette fois en mode distanciation. 

Environ 300 étudiants se retrouvent en résidence, sur une possibilité de 465. Dans les faits, avant la pandémie, les résidences avaient une capacité d’accueil de 692 étudiants. Cette baisse des effectifs est liée à la diminution des étudiants internationaux sur le campus, en raison de la situation aux frontières.