La Ville de Sherbrooke tentera d’obtenir une aide du Fonds vert du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire pour récupérer l’eau de pluie qui tombe au parc Quintal.

Un projet pour récupérer l’eau du parc Quintal

La Ville de Sherbrooke tentera d’obtenir une aide du Fonds vert du ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire pour récupérer l’eau de pluie qui tombe au parc Quintal, dans l’arrondissement de Fleurimont. L’aide financière espérée est inférieure à 500 000 $.

Le ministère lance ainsi un premier appel de projets pour la gestion durable des eaux de pluie à la source. À Sherbrooke, on souhaite capter et entreposer les eaux de drainage du parc Quintal, en incluant les eaux du stationnement, du toit du centre Julien-Ducharme et des plateaux sportifs. 

L’eau ainsi obtenue serait utilisée pour irriguer les plateaux sportifs qui sont sensibles à la sécheresse.

Selon les documents publiés par la Ville, cette eau ne serait plus dirigée vers le cours d’eau Diamond, qui subit en ce moment de grandes variations de débit en fonction des précipitations. Le cours d’eau subit donc de l’érosion et un apport excessif d’éléments nutritifs. De plus, des îlots de verdure seront ajoutés au stationnement.

Les risques d’inondation, l’érosion des rives et les îlots de chaleur seront ainsi réduits. 

« La réutilisation d’eau de pluie pour l’irrigation permettra des économies d’eau potable. Il sera possible d’arroser les plateaux sportifs plus fréquemment que ce qui est autorisé par la réglementation municipale. La survie du gazon des plateaux sportifs sera donc assurée, réduisant les coûts de remplacement et de réensemencement. Les utilisateurs pourront bénéficier des plateaux sportifs de façon continue en évitant des fermetures préventives causées par la forte dégradation des terrains, ce qui évitera de mettre une pression accrue sur les autres plateaux sportifs », lit-on dans le document préparé par la Ville. 

La réfection du stationnement du parc Quintal était déjà prévue dans les budgets municipaux. L’aide financière permettrait non seulement de réduire les coûts de réfection, mais du même coup l’impact environnemental.

La Ville n’a toujours pas évalué les coûts du projet, mais devait adopter une résolution pour être en mesure de déposer une demande d’aide financière au plus tard le 23 novembre. Cette aide financière est limitée à un maximum de 50 % des dépenses admissibles ou à un maximum de 500 000 $. 

La demande de la Ville serait inférieure à ce montant.