Stéphanie Leclerc convie ses voisins intéressés par le concept du partage de véhicules au lancement du projet LocoMotion, mercredi, au parc de l’Ancienne-Caserne.

Un projet-pilote pour des véhicules partagés

Le groupe de citoyens du voisinage du parc London lance un projet de véhicules partagés. LocoMotion, calquée sur une initiative montréalaise, s’adresse dans un premier temps aux résidents du quadrilatère Portland, Vimy, de l’Esplanade et Queen-Victoria. Une soirée d’inscription est prévue au parc de l’Ancienne-Caserne le 11 septembre, de 17 h 30 à 19 h 30.

« Au départ, nous avions lancé l’idée d’avoir un vélo électrique en libre-service pour le quartier. En partageant d’autres idées pour faciliter la mobilité, alors qu’un couple du voisinage se demandait s’il devait acheter une nouvelle voiture, nous nous sommes demandé s’il était nécessaire d’être propriétaire d’un véhicule ou s’il était plutôt important d’avoir accès à une automobile », explique Stéphanie Leclerc, porte-parole du projet.

À Montréal, le groupe ayant lancé un projet semblable s’est constitué un organisme à but non lucratif. Le modèle pourrait être imité ici. « Notre objectif est de partager des voitures, mais aussi des remorques, un vélo électrique ou un vélo cargo », dit Mme Leclerc.

Concrètement, on estime qu’il faut environ six véhicules pour un groupe de 20 citoyens. « Quand on a une voiture disponible, on utilise un outil comme Google Agenda pour offrir des plages horaires aux autres participants. La première étape demeure de téléphoner au propriétaire, ou de le texter, pour savoir si le véhicule est vraiment disponible. Si la réponse est non, il n’a pas de justification à donner. »

Dans la démarche, les citoyens peuvent compter par Solon, un OBNL qui accompagne l’action citoyenne dans le déploiement de projets collectifs locaux. L’organisme a déjà établi des tarifs pour l’utilisation d’une voiture selon des forfaits de courte durée (0-4 heures), moyenne durée (4-8 heures) ou longue durée (0-24 heures). Le prix inclut l’usure de la voiture, les assurances et l’essence. Le montant est versé à Solon, qui le redistribue par la suite. « Si on a à mettre de l’essence, on garde la facture et on l’envoie à Solon, qui nous offrira un crédit pour la prochaine location. »

« Pour les assurances, LocoMotion Montréal a établi un partenariat avec Desjardins pour la création d’un produit adapté à ce genre d’activité. Desjardins a donc développé une assurance spécialement pour ce groupe », rapporte Mme Leclerc.

LocoMotion ne vise pas à remplacer l’autobus ou Communauto. « C’est pour compléter l’offre. Ça s’ajoute. Il devient intéressant de mettre nos véhicules inutilisés plus souvent sur la route plutôt que de multiplier les autos qui sont immobilisées. À Montréal, le but, c’était aussi de créer une communauté de partage. Pour nous, il y a déjà des liens de confiance qui sont créés. »

Le concept ne détermine pas de nombre d’heures minimales de disponibilité pour participer au projet. Les voitures valant plus de 50 000 $ ne sont pas admissibles, comme les véhicules de plus de 15 ans.

Déjà, une quinzaine de personnes se sont dites prêtes à participer à LocoMotion à Sherbrooke. Cinq véhicules pourraient être rendus disponibles.

Les citoyens du quartier concerné, ou ceux intéressés à développer un projet semblable dans leur quartier, peuvent participer à la soirée d’inscription le 11 septembre. En cas de pluie, l’activité est remise au lendemain, même place, même heure. Un vélo électrique et un vélo cargo seront sur place pour ceux qui voudront les essayer.