Sylvain Yargeau est propriétaire de l’immeuble ayant fait l’objet d’un incendie dimanche, au coin des rues Dufferin et Frontenac.
Sylvain Yargeau est propriétaire de l’immeuble ayant fait l’objet d’un incendie dimanche, au coin des rues Dufferin et Frontenac.

Un projet de studios étudiants dans l’immeuble incendié sur Frontenac

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Le propriétaire de l’immeuble incendié au coin des rues Dufferin et Frontenac travaille déjà à réparer les dégâts causés par le brasier. Sylvain Yargeau, qui n’était pas sur les lieux quand le feu s’est propagé au toit de l’édifice, assure que les travaux nécessaires seront effectués rapidement.

Si les pompiers évaluaient les dégâts à 125 000 $ lundi, M. Yargeau rapporte ne pas connaître la valeur réelle du désastre. Il détient toutefois des assurances pour couvrir les dommages. 

Dimanche après-midi, l’homme se trouvait chez son frère quand il a appris qu’un feu s’était déclaré dans son bâtiment. « Nous étions à refaire le plancher de béton dans le garage de mon frère. Au début, quand le téléphone a sonné, je n’ai pas répondu parce que j’étais occupé. Mais à force de recevoir des appels, je me suis dit que c’était sans doute une urgence. »

C’est la propriétaire du Kàapeh qui lui a appris la nouvelle. « J’ai sauté dans ma voiture et douze minutes plus tard, j’étais sur la rue Frontenac. C’étaient les douze minutes les plus longues de ma vie. J’avais l’impression d’attraper toutes les lumières rouges. J’étais assez inquiet. »

Ne voyant pas de flammes à son arrivée, M. Yargeau dit être entré dans son immeuble pour comprendre ce qui se passait. Il est rapidement ressorti et a suivi les consignes des pompiers. 

« Les briqueteurs sont déjà en train de réparer la brique. L’électricité a déjà été rebranchée. Les travaux ne devraient pas être trop longs », avance-t-il. 

Sylvain Yargeau affirme par ailleurs que son projet d’auberge, qu’il espérait aménager dans cet immeuble, a été abandonné. « J’estimais que les conditions gagnantes n’étaient pas réunies. J’ai modifié le projet pour développer une stratégie universitaire, soit d’offrir des studios pour les étudiants avec un corridor commun. »

Baptisé L’Estudio, le projet vise entre autres une autosuffisance alimentaire et zéro émission de gaz à effet de serre. « Ma stratégie est un peu bouleversée, mais les studios sont pratiquement prêts. La clientèle devrait arriver à l’hiver. Mon objectif était de me concentrer sur l’offre commerciale au rez-de-chaussée cet automne. Je crois que janvier sera une fenêtre propice. Je veux créer un milieu de vie de consommation durable. »

Rappelons qu’un incendie s’est déclaré sur le toit de l’immeuble situé au coin des rues Frontenac et Dufferin dimanche après-midi. C’est un mégot de cigarette laissé dans un bac à fleurs sur le toit qui serait à l’origine du brasier. Les flammes ont pu être circonscrites rapidement.