L’Édifice d’Expo-Sherbrooke pourrait être complètement réaménagé pour répondre aux besoins du club de gymnastique SherGym et pour accueillir le club de cheerleading ImpAkt.

Un projet de 12 M$ à Expo-Sherbrooke

L’Édifice d’Expo-Sherbrooke pourrait être complètement réaménagé pour répondre aux besoins du club de gymnastique SherGym et pour accueillir le club de cheerleading ImpAkt. C’est du moins le projet, évalué à 12 M$, que déposera la Ville de Sherbrooke dans l’espoir de décrocher une subvention du Programme d’aide financière aux infrastructures récréatives et sportives.

Le nouveau centre, qui nécessiterait un agrandissement, aurait une superficie de 4500 m2 (48 500 pi2). Il permettrait de remédier aux problèmes déjà soulevés comme la dalle en pente, l’absence de climatisation et de ventilation adéquate, la hauteur inégale du plafond, l’absence de vestiaires et la désuétude des blocs sanitaires.

Dans les documents déposés au conseil municipal lundi, on rappelle que le bâtiment, construit en 1983, visait à abriter des animaux de ferme et de la machinerie reliée à l’exposition régionale agricole. « Plusieurs composantes ont atteint leur fin de vie utile, dont celles de l’enveloppe », y lit-on. On cite notamment la toiture, le parement extérieur, les portes et les fenêtres. Des infiltrations d’eau sont récurrentes.

On ajoute que le site n’est pas adapté pour l’occupation humaine ni pour la pratique sportive. Le club de gymnastique, qui compte environ 1800 membres, occupe néanmoins ces locaux depuis 2010. L’espace résiduel sert à l’entreposage et à la réalisation des travaux des services municipaux.

Le président du comité du sport et du plein air, Vincent Boutin, convient que le bâtiment n’est pas adapté pour la pratique du sport, notant entre autres la craie utilisée par les gymnastes qui est diffusée partout dans les locaux en raison de la ventilation déficiente. « Ce n’est vraiment pas adéquat pour un site de gymnastique. C’est la deuxième fois que nous déposons. J’espère que cette fois-ci est la bonne. À mon avis, nous avons tout entre les mains pour livrer un projet qui sera porteur pour le milieu sportif. »

Le projet permettrait donc d’aménager des vestiaires qui pourront desservir les compétitions de soccer, de football et d’ultimate frisbee qui se tiennent au parc Sylvie-Daigle. En ce moment, des vestiaires sont loués par la Ville au centre multisport Roland-Dussault.

Les plans déposés par la Ville font par ailleurs état d’une aire d’attente pour les parents et d’une salle polyvalente qui pourrait être utilisée pour un camp de jour ou pour des séances de yoga et d’entraînement.

Le club de cheerleading rassemble pour sa part environ 100 membres. Il loue des plateaux, ce qui limite sa capacité de se développer.

Dans le devis présenté par la Ville, on estime qu’on pourra réutiliser le bâtiment actuel à 80 %. L’efficacité énergétique du bâtiment serait améliorée avec l’ajout d’un système de récupération de chaleur. La gestion des eaux se ferait sur le site et la possibilité d’opter pour une structure de bois pour l’agrandissement est évoquée.

Plus que de la gymnastique

La Ville fait valoir que le projet contribuera à la rétention de la clientèle jeunesse féminine alors qu’on estime à 2300 le nombre de jeunes et d’adultes qui pourront être actifs grâce à cette réalisation. Elle ajoute qu’il s’agira d’une bonification d’un pôle sportif à proximité d’une station principale de la Société de transport de Sherbrooke, au cœur d’une population défavorisée.

« C’était le dernier maillon qui n’était pas consacré au sport. On veut que ce soit inclusif, à accessibilité universelle. Ça dépassera la gymnastique. Il y aura des services avec les CPE, mais aussi pour garder les personnes vieillissantes actives. Des partenariats sont en cours d’élaboration pour le volet réadaptation », précise Vincent Boutin.

La date limite pour soumettre un projet est le 21 février. L’investissement, qui serait de 4 M$ pour la Ville, 4 M$ pour le gouvernement du Québec et 4 M$ pour le gouvernement du Canada, devrait être prévu au budget d’immobilisation 2021-2022. La Ville s’engage à payer les coûts d’exploitation continue et à assumer toute hausse de budget de fonctionnement générée par le projet.