Jean-Francois Coté souhaite sensibiliser les automobilistes au partage de la route.

Un policier victime de la route invite à mieux la partager

Voilà maintenant trois ans que la vie de Jean-François Roy-Côté a basculé.

Le 8 février 2016, alors âgé de 31 ans, le policier de carrière a été happé par un automobiliste alors qu’il faisait du jogging sur la rue Galt Est.

Entorse dorsale, vertèbre dorsale fracturée par l’impact et la torsion, multiples ecchymoses, Jean-François Roy-Côté garde encore des douleurs chroniques de cet épisode qu’il surmonte tranquillement.

Au lieu de l’éviter, le VUS qu’il croisait a foncé vers lui. Il a été frappé par l’aile du véhicule et s’est retrouvé trois à quatre mètres plus loin.

« Je vis encore plusieurs limitations à la suite de cet accident. J’ai des douleurs constantes au dos et ma carrière a été ralentie. J’ai 34 ans, mais en me levant le matin j’ai l’impression d’en avoir 95 », signale M. Roy-Côté.

S’il souhaite revenir sur cet accident, c’est pour sensibiliser les automobilistes au partage de la route.

« Des sportifs dans les rues, il y en a beaucoup. Présentement les rues sont étroites. Ça ne coûte rien de ralentir ou même freiner lorsqu’un automobiliste passe un peu trop près d’un piéton. Ça fait trois ans que je vis avec les conséquences de cette matinée. Il y avait une voie centrale où le véhicule aurait pu m’éviter. Les cinq véhicules devant lui se sont tassés », indique Jean-François Roy-Côté.


« Le conducteur n’a jamais cherché à me rencontrer ou à s’excuser »
Jean-François Roy-Côté

Cette victime de la route soutient que sa vie a radicalement changé à la suite de cet accident. Celui qui s’entraînait pour un ultra-marathon commence à se réhabituer à courir. Il a dû ralentir ses autres activités sportives.

Après huit mois de convalescence, il a insisté pour reprendre le travail après quelque 80 rencontres avec un physiothérapeute et onze visites à l’hôpital.

« Cette affaire m’a coûté plus de 30 000 $. J’ai multiplié les démarches avec les assurances et la SAAQ. Je garde encore des limitations dans la rotation de mon cou où j’ai perdu environ 20 degrés », énumère M. Roy-Côté.

L’automobiliste qui l’a frappé a quitté les lieux sans l’aider. Le conducteur a été accusé de délit de fuite au criminel, mais il a été acquitté sur un doute raisonnable. La Cour d’appel du Québec a récemment confirmé cette décision.

« Je ne veux pas revenir sur le processus judiciaire. Le conducteur n’a jamais cherché à me rencontrer ou à s’excuser », se contente de dire la victime de cet accident.

C’est sa fille qui vit avec un trouble du spectre de l’autisme qui le motive dans sa réhabilitation.

« Au début, je n’étais plus capable de la prendre et d’aider ma conjointe lors de crises. Ç’a été très difficile. Mais c’est pour elle que je me suis relevé », affirme l’homme résilient à la suite de ce délit de fuite.

Trahi par ses traces laissées dans la neige

 La neige fraîche a encore une fois été un précieux allié des patrouilleurs du Service de police de Sherbrooke. Les traces laissées par un homme qui a été surpris en flagrant délit de vol dans un cabanon au centre-ville de Sherbrooke l’ont trahi.

Dany Evoy a comparu, jeudi, devant la juge Hélène Fabi de la Cour du Québec pour être accusé d’intrusion de nuit et de bris de conditions.

L’homme de 38 ans se trouvait vraisemblablement dans un cabanon de la rue Laurier lorsqu’il a été surpris par un témoin vers 2 h 35 dans la nuit de mercredi à jeudi.

« Nous avons reçu un appel 9-1-1. Les policiers qui se trouvaient sur la rue Wellington ont rapidement été déployés », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Lorsqu’ils sont arrivés sur la rue Laurier, les patrouilleurs du SPS ont remarqué des traces fraîches dans la neige qui partaient du cabanon où avait été surpris le suspect.

« Les policiers ont suivi les traces. Ils ont fait une trentaine de mètres avant de découvrir un homme replié en petite boule dans le fond d’un abri d’auto », signale Martin Carrier.

« Ce suspect pourrait être relié à d’autres vols semblables commis dans le même secteur au cours des dernières semaines », indique le porte-parole du SPS.

Sept mois de prison pour des vols

Une rechute de Patrick Moussette le contraint à rester derrière les barreaux pour sept mois.

 En novembre 2018, Moussette a tenté de voler un manteau d’une valeur de plus de 400 $ au magasin Simons du Carrefour de l’Estrie.

Il a quitté le commerce après avoir revêtu le manteau. Rattrapé par les agents de sécurité, il a d’abord nié les gestes avant d’être mis devant l’évidence avec l’étiquette qui était restée sous son bras.

Lorsqu’il a été reconduit dans le magasin, il a tenté de mordre l’agent de sécurité.

Il a ainsi plaidé coupable à des voies de fait pour ce geste.

Patrick Moussette a aussi plaidé coupable au vol d’une brosse à dents électrique de plus de 150 $ dans une pharmacie. Ce sont les caméras de surveillance du commerce qui ont permis de le relier au vol de décembre 2018.

L’accusé a aussi reconnu le vol de cartes cadeaux dans les boites aux lettres de logements sur la rue Perry ainsi que le vol d’un morceau de viande au IGA-Extra de la rue Galt Ouest. Il a aussi plaidé coupable à de nombreux bris de conditions.