Le conseil municipal pourrait dévoiler son plan stratégique 2019-2023 au courant de l’automne.

Un plan stratégique à l’automne?

Le conseil municipal pourrait dévoiler son plan stratégique 2019-2023 au courant de l’automne. L’élaboration du document s’est poursuivie lors d’un lac-à-l’épaule de deux jours la fin de semaine dernière et se terminera à l’issue d’un autre exercice semblable cet automne.

« Il restera des précisions à faire et après on sera prêts à sortir notre planification stratégique », dit le maire Steve Lussier.

« Il nous restera probablement deux autres jours à l’automne pour vérifier les comités. Tout ce qui s’est passé dans le lac-à-l’épaule de la fin de semaine nous a aidés à prendre des décisions. Je verrai avec certains collègues pour réviser les comités. L’entonnoir s’est vraiment resserré vers où on veut aller. Ç’a été rigoureux comme travail. »

M. Lussier cite plusieurs thèmes qui ont été abordés, comme l’environnement, la culture, le patrimoine, l’aménagement urbain, la mobilité, les sports et les loisirs. « Nous nous sommes demandé ce que nous pouvions faire de plus avec Hydro-Sherbrooke pour les accompagner. Nous avons aussi parlé des infrastructures. On sait que c’est un problème criant. Les gens nous le demandent. Les routes se sont encore plus dégradées cet hiver. Je sens qu’on va trouver de nouvelles façons de faire. »

Au moment de déposer le plan stratégique, cette orientation qui guidera les décisions des élus, le conseil actuel en sera rendu au milieu de son mandat. Auront-ils trop tardé avant de confectionner ledit plan? « Non. Il fallait prendre le temps de se connaître et de voir ce qui avait déjà été fait dans les mandats précédents. Il n’était pas question de tout changer, parce qu’il y avait quand même de bonnes idées qui avaient été sorties au préalable. Maintenant, on va un peu plus loin et on va sortir notre vision stratégique. »

Steve Lussier a mentionné que certains élus s’étaient absentés de l’exercice. S’il excuse Vincent Boutin, en congé de paternité, et Annie Godbout, qui était malade, il souligne qu’Évelyne Beaudin n’a fait acte de présence que trente minutes chaque jour. « On ne peut pas dire qu’elle a participé nécessairement à l’évolution de ce dossier-là. »

Évelyne Beaudin juge ces exercices plutôt inutiles et estime que les discussions tournent en rond. « J’ai constaté qu’il manquait quelques personnes, que des gens avaient mieux à faire que d’être au lac-à-l’épaule. Pour moi, un lac-à-l’épaule, ça sert à ce que les élus se donnent bonne conscience et à convaincre la population qu’ils travaillent fort et en harmonie. Après une heure, je voyais qu’il y avait beaucoup de belles paroles, mais qu’elles ne menaient à aucune action concrète. Je trouvais que de m’en aller était la meilleure façon de ne pas gâcher le plaisir des autres. »