Le mobilier de l'Hôtel Wellington sera revalorisé. Une soixantaine d'organismes communautaires pourront récupérer des objets qui leur seront utiles.

Un plan pour liquider l'Hôtel Wellington

Une partie du mobilier de l'Hôtel Wellington pourra être récupéré ou revalorisé. La Ville de Sherbrooke a établi un protocole en cinq étapes pour que les biens et matériaux issus de cet établissement mythique puissent être réutilisés au profit de la population sherbrookoise.
Rappelons que la Ville a acquis l'hôtel, vétuste, avec l'intention de le démolir pour faire place à un bâtiment neuf dans le futur quartier de l'entrepreneur. Le moment où il croulera sous le pic des démolisseurs n'a pas encore été déterminé.
La Société d'histoire de Sherbrooke devait être la première à pénétrer dans l'Hôtel Wellington pour identifier le matériel à caractère historique qui mériterait d'être conservé. Elle a aussi le mandat de prendre plusieurs photos pour que des images subsistent de l'établissement. La vaisselle doit pour sa part être acheminée au centre communautaire de Brompton.
Philippe Cadieux, responsable des partenariats publics de Well inc., mentionne que plus d'une soixantaine d'organismes communautaires seront ensuite sollicités, probablement la semaine prochaine. « Estrie Aide a le mandat de regrouper tout le matériel et les organismes auront deux jours pour voir ce qui les intéresse. Ce n'est vraiment pas une caverne d'Ali Baba. Une bonne partie du matériel a besoin de beaucoup d'amour, mais les chaises et les tables trouveront sûrement preneur. Il serait très surprenant qu'il reste beaucoup de matériel. »
Même si une grande quantité du mobilier des chambres à coucher est jugé difficilement utilisable, la Ville s'est assurée qu'on n'y trouverait pas de punaises de lit. « Il n'y a pas eu d'améliorations locatives depuis plusieurs années, donc le mobilier s'est détérioré. »
En avril, Défi Polyteck pourra récupérer les climatiseurs pour en valoriser les gaz. Une semaine plus tard, certains matériaux réutilisables, comme le bois ou le granit, pourront être vendus à des entreprises privées qui les revaloriseront. Fin avril, les biens meubles n'ayant pas trouvé preneur seront acheminés à l'écocentre.
« S'il reste beaucoup de matériel, nous verrons. En attendant, nous regardons ce qui est récupérable du point de vue de l'architecture, en façade. C'était un bel immeuble et nous sommes conscients qu'il a une valeur historique. Nous cherchons à voir comment nous pourrons laisser une trace de l'hôtel dans le nouveau quartier de l'entrepreneur. »
En ce sens, l'immense enseigne fait partie des réflexions. Son sort n'est toutefois pas déterminé. Pas plus que celui des gargouilles.
Démolition
La démolition de l'hôtel, construit en 1927, n'est pas prévue pour le printemps. Le Pub irlandais et l'ancien Paps seront les premiers à tomber, de même que le stationnement réservé aux taxis.
« L'objectif est d'amener quelque chose rapidement dans le secteur. Nous sommes en train de monter les projets et les délais que nous nous étions donnés tiennent toujours. »
Selon le calendrier publié sur le site internet de la Ville de Sherbrooke, la reconfiguration de la rue du Dépôt est prévue à l'automne 2017. La construction de bâtiments consacrés à l'entrepreneuriat et la reconstruction du stationnement municipal sont prévues pour 2018, de même que le déménagement des organismes de soutien en développement économique dans un lieu unique de services au centre-ville.