Des œuvres d’art seront installées en juillet 2019 au centre des carrefours giratoires au croisement de l’autoroute 610 et de la route 112, à Sherbrooke, et au croisement des routes 161 et 263 à Nantes. « Ça sert à conscientiser la population à la protection du ciel étoilé, qui est très important pour le mont Mégantic. Ça fait un an qu’on travaille sur le projet », a indiqué le conseiller Claude Charron mardi au conseil municipal.

Un peu du ciel étoilé au bout de la 610

Pour informer et sensibiliser les automobilistes à la présence d’une réserve de ciel étoilé dans la région, des œuvres d’art seront installées au centre des carrefours giratoires au croisement de l’autoroute 610 et de la route 112, à Sherbrooke, et au croisement des routes 161 et 263 à Nantes. La Ville de Sherbrooke contribue à hauteur de 20 000 $.

« Ça sert à conscientiser la population à la protection du ciel étoilé, qui est très important pour le mont Mégantic. Ça fait un an qu’on travaille sur le projet », a indiqué le conseiller Claude Charron mardi au conseil municipal.

Si des oriflammes ont déjà été installées pour signaler la présence de la Réserve internationale de ciel étoilé du Mont-Mégantic (RICEMM), ce nouveau projet à teneur artistique vise à accentuer la signature « ciel étoilé » dans la région. On souhaite donc créer une œuvre d’art publique emblématique pour deux carrefours giratoires qui délimitent le territoire de la réserve. Les carrefours giratoires « ont été choisis en fonction de la convergence des déplacements des automobilistes de la région et des touristes de passage et pour le potentiel d’exposition qu’ils pourraient offrir à ces œuvres signalétiques », lit-on dans les documents de la Ville.

Des artistes de la MRC du Granit, de la MRC du Haut-Saint-François et de la Ville de Sherbrooke, soit un par MRC, seront invités à déposer leur projet de maquette à un comité de sélection. L’œuvre sélectionnée, qui doit contribuer à sensibiliser la population à la lutte contre la pollution lumineuse, sera donc reproduite en deux exemplaires qui s’adapteront à leur milieu d’implantation. Elle devra aussi s’inspirer du logo déjà existant de la RICEMM. Le granit ou les matériaux rappelant le bois devront être privilégiés.

Le jury, composé de neuf personnes, doit faire son choix en janvier. Ce choix devra être approuvé par le ministère des Transports, par la Ville de Sherbrooke et par la municipalité de Nantes. Les sculptures devraient être installées en juillet 2019.

Le projet est rendu possible grâce à une subvention de 110 000 $ du Fonds d’appui au rayonnement des régions et à la participation des trois MRC, qui fournissent 20 000 $ chacune.

La RICEMM, inaugurée en 2007, était la première réserve internationale de ciel étoilé certifiée par l’International Dark-Sky Association. Elle a une superficie de 5275 km2 et couvre 35 municipalités, dont Sherbrooke. Son centre est situé au parc national de l’Observatoire du Mont-Mégantic.

« C’est un beau projet et un pas en avant pour travailler avec d’autres villes », dit le maire Steve Lussier.

Claude Charron a rappelé que la Ville de Sherbrooke a adopté un règlement sur l’éclairage pour protéger le ciel étoilé. « La lumière blanche est éblouissante. C’est une fausse perception de penser qu’elle peut nous aider à mieux voir dans le noir. »
Rappelons qu’un autre projet artistique visant à souligner les 40 ans de l’Observatoire astronomique doit permettre d’installer un système solaire géant sur la Route des Sommets. Le dôme de l’observatoire agira à titre de soleil et les planètes seront dispersées dans diverses municipalités, dont Sherbrooke, qui doit accueillir Pluton au Marché de la Gare.