Les nouvelles semblent encourageantes pour l’Université de Sherbrooke, dont le projet de création d’un pavillon de médecine personnalisée figure dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) 2018-2028.

Un pavillon de médecine personnalisée d’ici 2028 ?

Les nouvelles semblent encourageantes pour l’Université de Sherbrooke, dont le projet de création d’un pavillon de médecine personnalisée figure dans le Plan québécois des infrastructures (PQI) 2018-2028.

Pour le moment, le pavillon se retrouve dans la catégorie « en planification » dans le PQI.

La Tribune avait fait écho de ce projet pour la première fois en 2016. La nouvelle construction, prévue sur le campus de la santé, doit servir à favoriser le développement de la médecine spécialisée.

L’initiative est évaluée à près de 58 M$ et fait partie de celles qui sont soutenues par la campagne majeure de financement de l’UdeS.

« Ce modèle de soins individualisés est fondé sur une approche centrée sur le patient et sur des décisions médicales prises à partir de données scientifiques les plus récentes. Il en résultera des pratiques et des services de santé taillés sur mesure et encore plus efficaces. Les impacts de la médecine personnalisée aideront à choisir parmi l’éventail des thérapies disponibles la plus appropriée, la plus efficace et la moins susceptible d’entraîner des effets secondaires à chaque patient. De manière importante, des économies d’échelle sont à prévoir », décrivait l’institution en 2016, faisant valoir que l’établissement serait « unique au pays ».

L’UdeS a préféré ne pas commenter la nouvelle, prétextant qu’elle était en attente de l’annonce officielle.

La faculté de médecine et des sciences de la santé (FMSS) avait essuyé un refus en 2016, après avoir soumis le projet à un programme de financement fédéral. Le projet devait être d’abord sélectionné au provincial, mais il n’avait pas franchi cette étape.

Denyse Rémillard, vice-rectrice à l’administration et au développement durable à l’UdeS

Argent frais
Les investissements additionnels annoncés dans le budget provincial totalisent 121 millions $ en 2018-2019 pour le réseau universitaire. Ils totaliseront 295 M$ en 2022-2023. Même si l’UdeS est loin de ce qu’elle espérait pour le réseau, l’institution se réjouit de voir de l’argent frais arriver. Elle ne récupérera cependant pas ce qu’elle a perdu en coupes ces dernières années. Rappelons que l’UdeS et ses associations étudiantes réclamaient 250 M$ de plus dans le réseau dès 2018-2019 de même qu’un rattrapage important pour les années subséquentes.

« On est quand même assez content du plan de réinvestissement, même s’il y a des défis, il y a des montants à venir. Ces montants nous sécurisent pour faire face à nos opérations dans le futur », commente la vice-rectrice à l’administration et au développement durable, Denyse Rémillard.

À l’instar des autres universités, l’UdeS attend toujours de connaître la nouvelle grille de financement. Le recteur Pierre Cossette avait émis des préoccupations devant l’élaboration de cette nouvelle grille, craignant que le financement soit moindre pour l’UdeS.

« La ministre (Hélène David) a dit qu’aucune université ne serait perdante (...) On va être vraiment rassuré quand on va connaître la pondération de la nouvelle formule de financement », note Mme Rémillard.

Le Cégep de Sherbrooke, qui a subi des coupes d’environ 4 M$ au cours des dernières années, ne récupérera pas ce qu’il a perdu en compressions pendant cette période. « C’est quand même des bonnes nouvelles, mais ça ne comble pas ce qu’on a perdu », commente la directrice générale du Cégep de Sherbrooke, Marie-France Bélanger.

« La déception vient du fait qu’on est une réponse à toutes sortes d’enjeux », note-t-elle en faisant allusion à la formation de main-d’œuvre.

Le Cégep a déjà réclamé un soutien financier pour le CEREFS, son Centre de recherche et de formation par simulation, mais la demande n’a pas été entendue.

Mme Bélanger note que le Cégep veut bien former davantage d’infirmières, mais qu’il manque de place en milieu de stages. Or, le CEREFS vise notamment à diminuer la pression dans ce milieu.

Le CEREFS, qui permet de reproduire l’environnement du milieu hospitalier pour la formation à l’aide de mannequins simulateurs, a été inauguré en janvier 2014.