La Ville de Sherbrooke confiera la gestion du Centre récréatif Rock Forest (CRRF) à un organisme à but non lucratif à compter du 1er janvier 2018. Ce nouvel organisme de gestion sera formé de représentants d'usagers et d'experts en gestion d'infrastructures.

Un OBNL à la tête du Centre récréatif Rock Forest

Près d'un an et demi après en avoir pris possession, la Ville de Sherbrooke annonce qu'elle reconfiera la gestion du Centre récréatif Rock Forest (CRRF) à un organisme à but non lucratif.
Le Service des sports, de la culture et de la vie communautaire, par sa Division des sports et des événements, a reçu le mandat de mettre sur pied ce nouvel organisme de gestion qui sera formé de représentants d'usagers et d'experts en gestion d'infrastructures.
L'OBNL prendra les rênes du CRRF le 1er janvier 2018 et aura un mandat de gestion d'infrastructures de sports et de loisirs.
Rappelons que la Ville de Sherbrooke est devenue propriétaire du CRRF en février 2016 au coût de 3,2 millions $, soit le solde de l'hypothèque et la dette de gestion accumulée de quelque 245 000 $.
Depuis, la Corporation de développement économique, sociale et communautaire de Rock Forest (CDESC) en avait gardé la gestion.
Trois conseillers municipaux avaient voté contre cette acquisition, pointant le fait que le CRRF était en difficulté depuis 2009 et qu'on confiait l'infrastructure au même gestionnaire qui l'avait placé dans cette situation.
« On repart sur de nouvelles bases avec un nouvel organisme », assure Vincent Boutin, président du comité du sport et du plein air.
Comment garantir que le nouvel OBNL sera en mesure de gérer efficacement le centre alors que le précédent n'a pas été en mesure de le faire?
« Avant on n'était pas propriétaire du bâtiment. On aidait financièrement la CDESC pour la gestion de leur opération et nous avions un siège sur le CA, mais ça s'arrêtait là. Maintenant, on va être beaucoup plus présent, avoir une relation de proximité avec le nouveau comité. Nous allons également avoir une convention de gestion avec eux. À titre de propriétaire, la Ville a plus de leviers pour faire fonctionner ce centre », affirme M. Boutin, en précisant que le Centre récréatif est un service public.
« Il y a des coûts rattachés à ce service... Mais nous allons vérifier si nous pouvons par exemple modifier l'horaire des employés selon l'achalandage ou encore ajuster notre grille tarifaire. C'est un service que l'on offre, mais la question de la rentabilité fait également partie de nos questionnements », assure le président du comité du sport.
En 2016, les frais d'exploitation du CRRF se sont chiffrés à 385 000 $.
« Nous voulons rester dans les mêmes montants pour les années à venir. Quand on a décidé de devenir propriétaire, on voyait qu'on allait frapper un mur dans quelques années. On voulait prendre action immédiatement pour contrôler l'augmentation des coûts des rénovations à venir », soutient le conseiller municipal.
La Ville a d'ailleurs investi près de 300 000 $ dans la dernière année pour rénover la toiture du bâtiment. D'autres importants travaux sont à venir dans les prochaines années. M. Boutin était toutefois incapable de chiffrer l'ampleur de ceux-ci.
Le communautaire prend sa place
En plus du volet sportif, la Ville désire introduire un volet communautaire au CRRF.
« La notion communautaire est très importante. Mes collègues de l'arrondissement ont une vision communautaire pour tout ce pole et on veut donc ajouter ce volet au centre », soutient le président du comité du sport.
Le pole en question est le nouveau « plateau des loisirs » désigné par la Ville de Sherbrooke, comprenant le futur bureau d'arrondissement de Rock Forest - Saint-Élie - Deauville, le centre culturel Pierre Gobeil, la bibliothèque municipale et le CRRF.
« Avec le déménagement du bureau d'arrondissement, il se pourrait que des organismes communautaires qui y avaient des locaux soient relocalisés dans le Centre récréatif. Ça fait partie des réflexions », annonce M. Boutin.