Le nouvel édifice du Fonds immobilier de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec sera voisin de son ancien situé au 790 de la rue Rand, bâti en 2009. Celui-ci a dû être évacué à l’automne 2015 par mesure préventive, car, bien qu’il n’y avait pas de risque d’effondrement, il présentait des « problèmes structuraux majeurs ».

Un nouvel édifice sur Rand pour le Fonds immobilier

Le Fonds immobilier de solidarité de la Fédération des travailleurs du Québec (FTQ) ne déménagera pas au cœur de Well inc., mais reviendra plutôt dans son secteur initial du carré Belvédère avec ses anciens locataires, les organisations syndicales liées à la FTQ.

Le personnel du Fonds immobilier de la FTQ occupait l’immeuble du 790 de la rue Rand, immeuble qui a dû être évacué en 2015 parce qu’il présentait des problèmes de structures importants. Le Fonds immobilier négocie cette fois la construction d’un tout nouvel édifice qui sera érigé sur le terrain voisin du premier immeuble de la rue Rand.
Ce sont les plans qui se dessinent du côté du Fonds immobilier de solidarité FTQ, qui est encore en train de négocier le projet avec l’entreprise Gérartek.
« Nous risquons d’être propriétaires ou copropriétaires, tout ça devrait se décider d’ici quelques semaines », souligne Normand Bélanger, président-directeur général du Fonds immobilier de solidarité FTQ.
Le Fonds immobilier de solidarité FTQ ne déménagera donc pas dans les bâtiments que construira le consortium formé notamment du Fonds immobilier de solidarité FTQ au cœur de Well inc.
Dans le nouveau bâtiment de la rue Rand, le Fonds devrait retrouver la plupart de ses anciens colocataires, c’est-à-dire les syndicats liés à la FTQ.
Il est encore trop tôt également pour savoir quelle sera la valeur du bâtiment, mais il s’agirait d’un édifice de trois étages et d’une superficie de 7000 à 8000 pieds carrés, soit un peu plus petit que le premier bâtiment.
Le bâtiment serait construit par l’entreprise Gératek, qui avait également construit le premier bâtiment.
Rappelons que l’édifice du 790 de la rue Rand, bâti en 2009, a été évacué à l’automne 2015 par mesure préventive, car, bien qu’il n’y avait pas de risque d’effondrement, il présentait des « problèmes structuraux majeurs ». L’immeuble érigé dans l’ancienne zone industrielle bordant le lac des Nations vibrait de façon anormale au passage du train.
Ces problèmes structuraux ont provoqué des fissures et d’autres anomalies apparentes, comme de fortes dénivellations de plancher. Ils étaient le résultat d’un vice de conception et non de construction, selon les prétentions que la firme Gératek avait fait valoir dans une poursuite civile intentée contre l’architecte Martin Blouin, qui a quitté la profession et dont la compagnie a été mise en faillite.
Les syndicats ont par la suite ont refusé de reprendre possession des lieux même si les problèmes de structures qui avaient été décelés ont été réglés. Dans une entente hors cour intervenue récemment, tel qu’ils l’exigeaient, les propriétaires initiaux ont été libérés de leurs responsabilités financières sur cet édifice qui avait été estimé à 3,5 M$ lors de sa mise en chantier.