Alexandre Ouellet, porte-parole pour le groupe Goldboro, parlons-en, tiendra une soirée d’information sur la possible construction d’un pipeline en Estrie et en Montérégie par Pieridae Energy, une compagnie poursuivant un projet de terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) à Goldboro, en Nouvelle-Écosse.

Un nouveau pipeline en Estrie? «Parlons-en»

Alors que les inquiétudes sont bien présentes chez plusieurs groupes environnementaux du pays en ce qui a trait à la poursuite du projet de terminal de gaz naturel liquéfié (GNL) à Goldboro, en Nouvelle-Écosse, l’organisme Goldboro, parlons-en, invite les citoyens à s’informer sur les impacts que pourrait avoir cette initiative sur la région de l’Estrie.

Le vendredi 15 novembre, au Café Baobab, le porte-parole du groupe Alexandre Ouellet animera une première soirée d’information sur le projet de la compagnie albertaine Pieridae Energy, qui pourrait, selon une coalition de groupes environnementaux demandant son abandon, impliquer la construction d’un nouveau pipeline entre Montréal et East Hereford. Le trajet proposé traverserait de nombreuses rivières de la Montérégie, passerait en plein cœur de Magog et Ayer’s Cliff et terminerait son trajet québécois à East Hereford, toujours selon les militants.

Dans son entièreté, le projet prévoit l’extraction de gaz naturel par fracturation dans l’Ouest et dans l’Est canadien et son acheminement vers les maritimes à des fins d’exportation.

« La compagnie n’est pas tenue d’informer la population avant les consultations publiques, explique M. Ouellet. Nous savons que le seul pipeline qui peut amener leur gaz naturel de l’Ouest à l’Est est le Trans Québec-Maritime. Par contre, une portion de celui-ci fonctionne déjà au maximum de sa capacité de 200 millions de pieds cubes par jour, alors que l’approvisionnement du terminal en demandera 1,3 milliard. On peut comprendre qu’ils devront construire un nouveau pipeline six fois plus gros. »

Selon lui, une telle construction, qui va à l’encontre des recommandations du GIEC (groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), engendrerait aussi de grandes perturbations pour la biosphère.

« Il y aura des conséquences au niveau des circuits migratoires des animaux quand ils vont vouloir passer [le pipeline] en dessous des rivières, note-t-il. Le projet engendrera du stress au niveau de la faune et de la flore et beaucoup de bruit de machineries lourdes pour les communautés environnantes. Il y a aussi un côté néfaste pour la qualité de vie. »

Lors de cette première soirée d’information, qui marque également le début de la campagne de Goldboro, parlons-en, M. Ouellet sera virtuellement accompagné de Pascal Bergeron, membre du Conseil d’administration de Coule pas chez nous!.

Il sera également question de la loi 106 encadrant l’exploitation des hydrocarbures. « Cette loi, qui a été adoptée sous le gouvernement Couillard, permet à une compagnie d’exproprier tout propriétaire qui refuserait le passage d’un projet d’hydrocarbure sur son terrain », commente M. Ouellet.

Les portes du Café Baobab s’ouvriront à 18 h 30 et la conférence débutera à 19 h. « On attend beaucoup de monde », indique M. Ouellet.