Une portion de la rue de Mère-Teresa sera convertie en parc, entre l’école Larocque et l’église Immaculée-Conception-de-la-Très-Sainte-Vierge-Marie. ­
Une portion de la rue de Mère-Teresa sera convertie en parc, entre l’école Larocque et l’église Immaculée-Conception-de-la-Très-Sainte-Vierge-Marie. ­

Un nouveau parc créé au milieu d’une rue

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
Un nouveau parc verra le jour dès l’an prochain à même une partie de l’emprise de la rue de Mère-Teresa, entre l’école LaRocque et l’église Immaculée-Conception-de-la-Très-Sainte-Vierge-Marie, dans l’arrondissement du Mont-Bellevue.

Le parc de voisinage sera aménagé dans la rue actuelle et sera intégré à la cour d’école sans clôture. L’espace vert reliera donc l’école et l’église.
« Le projet est né d’une initiative citoyenne et s’est bâti autour de l’école LaRocque. C’est un secteur qui compte énormément d’îlots de chaleur et à l’arrondissement du Mont-Bellevue, nous y avons cru énormément, si bien que nous avons décidé d’y investir 75 % du budget discrétionnaire de l’arrondissement pour les parcs. Nous sommes gagnants à tous les égards, puisque la Ville aura un tronçon de rue de moins à entretenir », commente le conseiller du Centre-Sud, Serge Paquin.
« Nous voulons créer un trait d’union entre trois entités, soit la Fabrique de l’église, la Ville et l’école. La portion sud servira de transition entre la cour d’école et le parc alors que la portion nord sera conservée, mais bloquée, pour qu’elle soit utilisée par la Fabrique à sa convenance. Nous intégrerons des glissades dans les pentes et des jeux modulaires pour les enfants. L’ensemble du site sera ouvert à tous », explique Yves Tremblay, chef de la division des parcs et espaces verts à la Ville de Sherbrooke.
M. Tremblay ajoute qu’il s’agira du premier parc depuis longtemps à avoir été créé dans un secteur urbanisé. « En général, nous aménageons nos parcs dans les quartiers en devenir. »
La portion de la rue de Mère-Teresa transformée en parc sera fermée cet automne alors que des barrières seront installées aux deux extrémités. La couverture d’asphalte sera retirée en 2018 pour l’aménagement du parc.
Le projet est évalué à 272 100 $, dont 115 000 $ proviennent de l’arrondissement. L’aménagement complet de la cour de l’école est prévu en 2019.
Il a été souligné que la communauté du secteur est économiquement moins nantie par rapport à l’Estrie, où la dépendance est plus grande aux transferts gouvernementaux, où les revenus sont parmi les plus faibles en région. Le parc Alfred-Élie-Dufresne se trouve à un demi-kilomètre, mais la rue Galt Ouest constitue une barrière physique importante.

Le parc de voisinage sera aménagé dans la rue actuelle et sera intégré à la cour d’école sans clôture. L’espace vert reliera donc l’école et l’église.

Julie Bernard, de la Communauté de l’école LaRocque, s’est montrée très heureuse d’un projet qui se réalise plus vite qu’elle l’aurait imaginé. « C’est le rêve de toute une communauté qui se réalise. [...] Nous avons interviewé le cardiologue François Reeves. Il dit que les arbres sont les meilleurs amis du cardiologue. Il n’y a pas un stimulateur cardiaque qui produit autant de bienfaits pour la santé. [...] Ce qui se passe dans le quartier LaRocque est un moment historique. Il faut que notre projet continue à faire des petits. »
Les élus ont tous souligné la qualité du projet. « C’est une réalisation dont on devrait s’inspirer », dit Bruno Vachon.
« J’ai un mot : magnifique. Je n’ai pas besoin d’en dire plus », a commenté Christine Ouellet, qui a suggéré d’être attentif aux matériaux utilisés dans les parcs pour assurer un développement durable.
« Les besoins sont si évidents. C’est parmi les décisions les plus faciles que nous avons eues à prendre au conseil », résume Rémi Demers.