Le Mouvement Mitchell-Montcalm demande à la CSRS un nouveau bâtiment réunissant les premier et deuxième cycles de Mitchell-Montcalm. L’école secondaire est très à l’étroit, particulièrement à Mitchell.

Un nouveau bâtiment espéré pour les élèves de Mitchell-Montcalm

Devant le manque criant d’espace à l’école secondaire Mitchell-Montcalm, le Mouvement musical Mitchell-Montcalm (MMMM) demande à la Commission scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSRS) d’envisager un tout nouveau bâtiment qui réunira les élèves des « premier et deuxième cycles » de l’établissement.

Le conseil d’administration du Mouvement fait cette requête au conseil des commissaires alors que la CSRS a officiellement déposé, en septembre dernier, une demande au gouvernement pour la construction d’une nouvelle école secondaire pouvant accueillir 1000 élèves, évaluée à 33,5 M$.

La proposition du MMMM fait aussi état d’une salle de spectacle multifonctionnelle pouvant accueillir jusqu’à 700 spectateurs dans la nouvelle école espérée.

« Notre requête s’inscrit dans un contexte où l’établissement scolaire fait face à des besoins criants sur le plan des infrastructures nécessaires au déploiement de sa vocation musicale qui compte actuellement 328 élèves, dont la réputation d’excellence n’est plus à faire », peut-on lire dans la missive adressée aux élus scolaires. 

Selon le conseil d’administration, « la situation est particulièrement critique au pavillon Mitchell, qui n’arrive plus à répondre aux exigences d’une école secondaire ». L’instance ajoute que des actions devront être posées à court terme. « À titre d’exemple, mentionnons qu’aucun local n’est assez grand pour les répétitions : les jeunes musiciens et leurs enseignants sont donc contraints de répéter à la cafétéria sur une base régulière, avec tous les irritants que cette situation engendre ». Le manque d’espace oblige la direction de l’école à refuser « un nombre d’élèves considérable chaque année. »

Mitchell accueille les élèves de première et de deuxième secondaire, tandis que Montcalm accueille les autres niveaux. 

Cette nouvelle construction, plaide le conseil d’administration du Mouvement, permettrait non seulement d’offrir des installations adéquates (salles de répétition, studios de pratique, etc.) mais pourrait aussi répondre, en dehors des heures d’occupation de l’école, à des besoins de l’école Sacré-Cœur, « qui vit aussi des irritants au quotidien ». « Les professeurs seraient par ailleurs soutenus dans leur volonté de tisser des liens encore plus étroits avec les organismes qui forment la communauté musicale de Sherbrooke. Ils envisagent la création d’un Regroupement musical sherbrookois (RMS), qui réunirait les écoles Mitchell-Montcalm et Sacré-Cœur, ainsi que l’Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke (OSJS), le Festival-Concours de musique de Sherbrooke (FCMS), le Festival des harmonies et orchestres symphoniques du Québec, le Cégep de Sherbrooke, l’École de musique de l’Université de Sherbrooke, le Programme d’éducation musicale de l’Université Laval, le Conseil de la culture de l’Estrie qui nous ont déjà manifesté leur appui face à la présente démarche. »  

Le MMMM y voit une « fabuleuse occasion » de faire de l’établissement « une plaque tournante du développement musical » dans la région sherbrookoise.  

Le conseil d’administration du MMMM estime également que la salle de spectacle du nouveau bâtiment « permettrait aussi de réaliser des économies substantielles ». Chaque année, des milliers de dollars doivent être investis en transport et en location de salles « dont les installations sont adaptées ». « Ces frais importants ne pourraient être assumés sans l’implication de parents dévoués au sein de deux organismes à but non lucratif : la Corporation des élèves du Sacré-Cœur et le MMMM (…) »

En septembre dernier, la CSRS avait fait valoir à La Tribune qu’il lui manquerait quelque 1080 places au secondaire d’ici 10 ans. Le directeur général adjoint à l’administration à la CSRS, Carl Mercier, avait souligné que le Triolet et Mitchell-Montcalm étaient très à l’étroit. Selon les données disponibles à ce moment-là, Mitchell accueille 548 élèves pour une capacité de 513, et Montcalm 963 pour une capacité de 858. Le bâtiment de Mitchell a été construit en 1878. 

Des élèves qui voulaient fréquenter le Triolet et Mitchell-Montcalm et qui ne faisaient pas partie de leur territoire d’appartenance ont dû être refusés faute d’espace, avait également fait valoir M. Mercier.

La CSRS ne s’est pas encore avancée sur l’emplacement de cette nouvelle école secondaire, si Québec donnait le feu vert. L’organisation doit notamment avoir des discussions avec la Ville de Sherbrooke à ce sujet, notamment en matière de terrains disponibles. Le secteur du boulevard René-Lévesque était l’un des scénarios évoqués.

Si Québec approuvait le projet, il pourrait se concrétiser en 2021-2022.  

L’organisation sherbrookoise n’est cependant pas la seule à jongler avec un important manque d’espace. Le Devoir révélait au début décembre « qu’un nombre record d’une trentaine de demandes de construction ou d’agrandissement d’écoles secondaires ont été soumises au gouvernement au cours des derniers mois ». 

Parmi les demandes d’espace de la CSRS, on compte notamment l’agrandissement de l’école primaire Jardin-des-Lacs à Saint-Denis-de-Brompton, qui avait déjà été agrandie en 2014. Elle a aussi redéposé à Québec le projet de construction de l’école D, dans le secteur d’Ascot, qui n’a pas été retenu initialement. Elle caresse aussi un important projet d’agrandissement et de réaménagement du Centre 24-Juin.