Un laboratoire de réalité virtuelle et augmentée au Mont Notre-Dame

Les élèves du Collège Mont Notre-Dame bénéficient maintenant d'un nouveau laboratoire de réalité virtuelle et augmentée.

Selon l'institution, elle devient ainsi la première école de l'Est du Canada à posséder la technologie zSpace, dont l'entreprise est basée dans la Silicon Valley en Californie. L'initiative a nécessité des investissements de 180 000 $. L'établissement pour jeunes filles a reçu un don de 150 000 $ de la Congrégation de Notre-Dame.

Par exemple, dans le cours de science de troisième secondaire où les élèves s'intéressent au corps humain, elles peuvent voir les différents organes en trois dimensions et les manipuler virtuellement, résume Léa Tremblay, une élève de troisième secondaire.

Le laboratoire regroupe 15 postes qui comptent trois paires de lunettes. Chacun d'entre eux permet donc de faire travailler en équipe jusqu'à trois personnes. Avec l'aide d'un écran, l'enseignant peut aussi faire des projections dans différentes matières.

« Actuellement, il y a plus d'applications pour les mathématiques et les sciences, mais il y a quand même des choses entre autres pour la conception d'objets technologiques, d'autres matières aussi, comme visiter des lieux historiques, voir comment les caravelles fonctionnaient autrefois... Pour l'ensemble des matières, il y a des choses possibles avec cette technologie-là », explique la directrice des services pédagogiques au Collège, Cinthya Gauthier.

Une vitrine pour d'autres écoles

Gregg Yedwab, directeur du marketing de zSpace, présent pour l'inauguration du laboratoire, a souligné que l'équipement n'est pas qu'un jouet, mais un puissant outil d'apprentissage.

Le Mont Notre-Dame a reçu le titre de « District of Distinction » au Canada par l'entreprise.

« Un des mandats qu'on s'est donnés, c'est d'ouvrir nos portes. On est ouvert à accueillir des élèves des écoles primaires Plein Soleil et Vision, s'ils veulent essayer la technologie et vivre différentes activités », note également Mme Gauthier.

« Actuellement, quand on parle de réalité virtuelle, le principal avantage est de rendre l'élève le plus actif possible dans son apprentissage pour qu'il ait le goût de s'engager et que le transfert des connaissances se fasse de meilleure façon. On a lu beaucoup (avant d'investir) et on a regardé les différentes technologies. »

Une formation de deux jours est prévue au début de juin pour les enseignants. « Comme la technologie est très intuitive, les élèves ont déjà comencé à venir dans le local pour utiliser les ordinateurs. » Mme Gauthier estime que l'utilisation de cette technologie pourrait amener les questions des élèves « à un niveau supérieur ».

« Elles vont devenir plus curieuses, elles vont désirer apprendre davantage et chercher davantage à comprendre plutôt qu'à simplement connaître. » La technologie, fait-elle valoir également, encourage notamment l'apprentissage par erreur. Dans le cas d'une dissection, elles peuvent recommencer à l'infini, alors que ça n'aurait pas été possible avec un spécimen naturel.