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Claude Dostie
Claude Dostie

Un juge se prononcera sur le mot kamikaze en février

Jonathan Custeau
Jonathan Custeau
La Tribune
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Le juge Alain Boisvert, de la cour municipale de Sherbrooke, devrait rendre son jugement le 18 février à savoir si le mot kamikaze constitue une injure. Il s’agit de l’élément central de la cause opposant le conseiller municipal Pierre Tremblay au chef du cabinet de l’opposition, Claude Dostie. Le juge entendait la cause mercredi matin.

Claude Dostie a reçu une contravention de 160 $ en vertu du règlement interdisant le blasphème ou les injures envers les élus municipaux et les fonctionnaires. En commentant la publication sur Facebook d’un article portant sur le dossier Valoris, M. Dostie qualifiait Pierre Tremblay de « kamikaze en manque de publicité ». M. Tremblay avait suggéré de fermer Valoris temporairement et avait alors soulevé la colère du maire Steve Lussier.

Le débat s’est tenu sans la présence des journalistes, mercredi, puisqu’ils n’étaient pas admis en salle de cour. La COVID a été évoquée comme justification. 

Plaidant non coupable, M. Dostie a refusé de commenter le processus tant qu’il est toujours en cours. La conseillère Évelyne Beaudin, pour qui travaille Claude Dostie, n’a pas assisté aux plaidoyers et réserve aussi ses commentaires pour après le jugement.

 Pierre Tremblay

Le conseiller Pierre Tremblay et son avocate, Me Audrey Toupin-Couture, ont aussi refusé de commenter les débats intervenus mercredi.

Le président de Valoris, Robert Roy, le maire Steve Lussier, et le directeur de l’information de La Tribune, Louis-Éric Allard, ont tous été appelés à témoigner. Précisons que le commentaire qui est reproché à M. Dostie a été formulé sous un article de La Tribune, sur la page Facebook du quotidien.

Le juge a pris la cause en délibéré en fixant la prochaine comparution au 18 février, date à laquelle un jugement pourrait être rendu.

Rappelons qu’il s’agit d’un deuxième procès lié au règlement sur le blasphème et les injures à la Ville de Sherbrooke. L’an dernier, un citoyen a été reconnu coupable de propos injurieux envoyés par courriel à la conseillère Nicole Bergeron.