Le président de la Maison des Grands-Parents, Robert Gagné et la directrice, Élise Barrière, se réjouissent encore plus que les partisans lorsque le Phoenix compte un but.

Un investisseur anonyme verse 150 $ pour chaque but du Phoenix

Les buts du Phœnix de Sherbrooke valent cher. En fait, 150 $ chacun, selon un investisseur philanthropique anonyme. Depuis le début de la saison, celui-ci fait don de ce montant à une troupe de théâtre chaque fois que les poulains de Stéphane Julien marquent.

Avant le match de mercredi, le Phœnix a compté 122 buts cette saison, ce qui a permis à la troupe de la Maison des grands-parents de Sherbrooke d’amasser 18 300 $. Le président du conseil d’administration de l’organisme, Robert Gagné, s’en réjouit. « Le but est à la fois de favoriser un organisme communautaire qui fait des activités intergénérationnelles et en même temps d’associer cet organisme à un club sportif de la LHJMQ, qui lui, compte des buts. Eux ils font l’effort de compter, nous, on fait des activités. Chaque but nous rapporte 150 $. On n’en croyait pas nos oreilles quand on en a entendu parler », se rappelle-t-il, le sourire aux lèvres. 

Le philanthrope anonyme est arrivé à la Maison une bonne journée d’été pour proposer son projet. « Sur le coup, on a été ébahis, avoue M. Gagné. Par la suite, on a poursuivi les démarches et il a expliqué qu’il voulait soutenir une cause intergénérationnelle. On a travaillé avec lui durant plusieurs rencontres pour élaborer ce projet unique au Québec. »

« On trouve que c’est une belle collaboration de milieux, poursuit M. Gagné. Le club sportif va aider l’organisme communautaire, et ce, durant trois ans. Les revenus arrivent cette année, mais on va les répartir dans notre troupe de théâtre intergénérationnel durant trois années. »

Récemment, les joueurs ont fait sauter la banque lors d’un voyage. « Le Phœnix est allé dans les Maritimes et a compté 20 buts durant une seule fin de semaine. C’est 3000 $! Ça va vite à coup de 150 $ », dit-il, visiblement fier de l’équipe sherbrookoise. 

Ces sommes permettent d’amener la troupe de théâtre intergénérationnelle à un autre niveau. « Nous, ça nous permet d’embaucher un metteur en scène professionnel pour supporter nos grands-parents et nos élèves de l’école Mitchell-Montcalm qui, cette année, vont vivre pour la huitième édition un projet de théâtre. Ils ont monté une pièce, ils ont fait des ateliers de technique de scène et ils présenteront au mois de mai leur pièce au Parvis », explique le président de la Maison des grands-parents.

Une idée qui aide le Phoenix

La directrice aux opérations chez le Phœnix de Sherbrooke, Charline Durand, avoue que cette idée est excellente. « C’est motivant pour les joueurs. Quand on sait que nos buts vont rapporter de l’argent, ça nous pousse toujours à une espèce de petite compétition, une volonté de marquer pour la bonne cause. Peut-être que ça pourra motiver d’autres équipes à faire la même chose dans la ligue », affirme-t-elle, ajoutant qu’actuellement, seul le Phœnix est associé à un tel concept. 

« C’est une très belle visibilité, continue-t-elle. Ça nous permet de nous impliquer dans la communauté de manière différente, sans nécessairement libérer des joueurs qui vont faire quelque chose ou dédier un match. Actuellement, ce sont nos résultats sportifs qui sont imputés. C’est une motivation supplémentaire pour les joueurs et pour le club. Ça nous permet de faire toute une communication qui dure toute la saison et le fait d’atteindre le montant final est la récompense pour cette association. »

Des joueurs s’amusent même avec cette statistique, indique Mme Durand. « Quand on annonce le montant qui a été amassé grâce à leurs buts, c’est sûr que certains calculent leur propre contribution. »

Pas une première

Le philanthrope anonyme en est à sa deuxième saison. L’an dernier, il donnait 200 $ pour chaque but à un organisme œuvrant dans la zoothérapie. Au final, 45 600 $ ont été remis. « Le Phœnix a compté des buts l’an passé, on espère qu’il en compte encore beaucoup! », résume M. Gagné.