Le Service de protection contre les incendies de Sherbrooke a appelé une grue pour soulever le véhicule qui se trouvait juste au-dessus du trou et ainsi éviter les dégâts. D'anciens réseaux sous-terrain pourraient en être la cause.

Un immense trou sur une propriété de Sherbrooke

Un immense trou s'est formé lundi soir dans la cour d'un résidant de l'arrondissement de Lennoxville. Les anciens réseaux sous-terrain de Sherbrooke semblent être la cause de cet affaissement de terrain.
Lundi soir vers 19h30, les pompiers ont été appelés sur la rue College pour un véhicule qui était en train de s'ensevelir dans un trou.
«Les premières équipes ont constaté que sous le véhicule en question, il y avait un trou d'une bonne ampleur qui était en train de se former. À ce moment, on a pris les dispositions, non pas de faire venir une remorqueuse parce que c'était impossible à faire, mais de faire venir une grue pour soulever le véhicule et le tasser pour éviter les dommages», explique Stéphane Simoneau, directeur du Service de protection contre les incendies de Sherbrooke et coordonnateur des mesures d'urgence.
Mardi matin, le ministère de la Sécurité publique envoyait une équipe sur place pour établir un premier rapport sur l'état de la situation, mais aussi pour mettre en branle la machine d'évaluation afin d'engager un ingénieur qui identifiera la cause de l'incident et les pistes de solutions.
Même si le périmètre de sécurité est très rapproché de la résidence, ses occupants n'ont pas été évacués. Le tout a été jugé sécuritaire.
Possiblement une ancienne mine
«On a parlé de toutes sortes de choses, dont la possibilité que ce soit d'anciennes mines qui étaient présentes dans le secteur et ça semble se confirmer dans cette direction», indique M. Simoneau.
Les mines Clark et Sherbrooke se situaient en effet près du secteur touché.
«Il y a une poutre qui est sortie du trou. Une poutre de soutènement qui a un âge assez avancé. Elle semble être une partie des murs de soutènement de l'ancien puits.» Le biseautage aux extrémités du morceau de bois permet d'établir cette hypothèse.
Ainsi mercredi, des équipes d'ingénieurs et des géologues pourront commencer la prospection afin de déterminer la longueur du tracé et l'ampleur du sous-terrain.
À vue d'oeil, la situation est similaire à celle qui s'était produite en 2012 dans le même secteur. Rappelons qu'un trou d'au moins trois mètres de largeur par environ six à sept mètres de profondeur s'était aussi formé sur le terrain d'un résident.
Les quelques voisins interrogés ne semblaient pas très inquiets de la situation concernant un éventuel affaissement sur leur propriété. En attendant de connaître la cause, ils préfèrent ne pas s'en faire.