Les policiers ont bouclé un large périmètre autour du parc et du pavillon Laporte de l’école des Avenues, après la découverte du corps inanimé de Thomas Cameron samedi soir.

Un homme retrouvé mort au parc Adrien-Cambron

Une adolescente et un adolescent ont été rencontrés par la Sûreté du Québec relativement au décès de Thomas Cameron, âgé de 18 ans, dont le corps a été découvert samedi soir vers 21 h 30 au parc Adrien-Cambron, dans l’est de Sherbrooke. Selon la SQ, tous les éléments portent à croire qu’il s’agit d’un homicide. Les deux adolescents sont sous la garde de la DPJ pour le moment. Le dossier sera soumis au DPCP à des fins d’études.

Le décès du jeune homme a été constaté à l’hôpital. Son corps portait plusieurs traces de violence. 

Les deux adolescents ont été interpellés et interrogés par les policiers dimanche. La SQ n’a pas voulu préciser leur implication.

Le Service des enquêtes sur les crimes contre la personne de la Sûreté du Québec et le Service de police de la ville de Sherbrooke ont bouclé un vaste périmètre autour du parc et du pavillon Laporte de l’école des Avenues, jusqu’à la rue Papineau, incluant le trottoir entre la 7e Avenue et la 10e Avenue.

Un hélicoptère de la SQ a également survolé le parc dimanche après-midi afin de prendre des photographies aériennes du site où le jeune homme a été retrouvé sans vie. 

Raoul Lessard, un citoyen qui demeure près du parc depuis plus de 10 ans, a raconté l’arrivée des premiers répondants samedi soir. 

« Je regardais la télévision et à un certain moment, les gyrophares des voitures de police ont carrément illuminé l’intérieur de ma maison. Je me suis demandé ce qui se passait. Quelques minutes plus tard, plusieurs voitures de police et les ambulanciers sont arrivés. Ils ont foncé vers le fond de la cour de l’école des Avenues », informe M. Lessard. 

« Plus tard, j’ai vu que les policiers semblaient refaire le parcours de l’incident. Ils ont remarqué quelques gouttes de sang sur le trottoir près de chez moi », enchaîne-t-il en pointant les taches de sang qui étaient toujours visibles au moment où La Tribune est allée sur place dimanche. 

« On sait que l’est de la ville de Sherbrooke a longtemps été reconnu comme un endroit mouvementé. Par contre, depuis les 10 dernières années, il est rare qu’on ait assisté à une telle tragédie. Dans un sens, je suis surpris que ça se soit produit, mais dans un autre sens l’est de la ville à sa réputation. Il y a de la pauvreté, de la frustration et autres. »

Rappelons qu’en raison des changements à la loi, c’est désormais la SQ qui est chargée d’enquêter sur les meurtres commis sur le territoire. Le SPS collabore à l’enquête. Avec Tommy Brochu

Raoul Lessard