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Jean-Charles Reeves
Jean-Charles Reeves

Un homme reconnaît sa participation au vol de 70 000 $ contre son employeur Olympique Métal

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
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Trois ans et demi après les événements et à quelques jours de l’ouverture de son procès devant jury, Jean-Charles Reeves reconnaît son implication dans l’important vol commis chez son ancien employeur Olympique Métal du chemin Bibeau à Ascot Corner en juin 2017.

Reeves a reconnu, mardi au palais de justice de Sherbrooke, avoir orchestré un important vol de 70 000 $ avec des complices.

Devant le juge Charles Ouellet de la Cour supérieure au palais de justice de Sherbrooke, Reeves a reconnu un complot pour vol, un méfait public pour avoir rapporté le faux vol qualifié et un vol de plus de 5000 $.

« Je plaide coupable de mon plein gré après une bonne réflexion », a assuré Reeves au Tribunal.

Son avocat Me Alexandre Caissie a déposé une courte trame factuelle des gestes que Jean-Charles Reeves reconnaît.

En mai 2017, Reeves a été approché par les deux complices. Il s’est fait remettre un cellulaire par les co-conspirateurs. Le 1er juin, ils ont déchargé des armes à feu lors du vol. Jean-Charles Reeves a déclaré aux policiers qu’il avait été victime du vol.

Lors d’une semaine d’audience prévue la semaine prochaine pour les observations sur la peine, la procureure aux poursuites criminelles Me Laïla Belgharras fera la preuve de ce que Reeves a fait. Elle entend faire la preuve que Reeves est à l’origine du complot. 

« Nous allons faire une preuve contradictoire sur certains allégués comme celui que Jean-Charles Reeves a été approché. Nous allons aussi faire la preuve que l’accusé a déclaré un vol qualifié en prétendant qu’il était faussement victime », explique Me Belgharras.

L’ex-conjointe de Reeves, l’enquêteur principal au dossier et un coaccusé Tommy Gauthier seront appelés à la barre des témoins par la poursuite.

Déclarations en preuve

La déclaration et l’interrogatoire de Jean-Charles Reeves, la déclaration de la commis-comptable d’Olympique Métal, des factures, la déclaration d’un contremaître de l’entreprise, les antécédents judiciaires des coaccusés et le registre de détention d’un individu ont été déposés en preuve au juge Ouellet.

Me Caissie en défense entend appeler à la barre environ cinq ou six témoins, notamment pour faire connaître au Tribunal qui est Jean-Charles Reeves.

Les plaidoyers de culpabilité enregistrés par ses complices au cours des dernières années ont permis de connaître les circonstances de ce crime.

Lors des événements du 1er juin 2017, Kevin Johnson et Tommy Gauthier se sont présentés au commerce du chemin Bibeau à la fin des heures d’ouverture. 

Ils ont tiré un coup de feu et se sont emparés d’un butin de plus de 70 000 $ avec la complicité de Jean-Charles Reeves. 

Le scénario criminel a cependant été élucidé. Johnson et Gauthier ont été condamnés à six ans de prison dans cette affaire.

Johnson et Gauthier s’étaient rencontrés à quelques reprises en mai 2017 pour planifier le vol commis en juin. Selon la version donnée aux policiers, ils ont pris contact avec Jean-Charles Reeves pour s’emparer du contenu du coffre-fort de l’entreprise spécialisée dans l’achat et la vente de métaux recyclés. 

Grosse somme d'argent

Reeves était au courant du moment où il y aurait une grosse somme d’argent dans le coffre-fort de l’entreprise. 

Reeves a envoyé un message codé aux deux complices. 

Gauthier et Johnson ont mis une cagoule et ont réalisé le vol. 

Ils s’étaient entendus pour que des coups de feu soient tirés « pour que ça ait l’air plus vrai ». Tout a été filmé sur les bandes vidéo de l’entreprise. Après avoir obtenu le butin, Kevin Johnson et Tommy Gauthier ont pris la fuite vers le lieu de rencontre avec Jessie Larose, la conjointe de Gauthier à cette époque, au bar le Broadway d’Ascot Corner sur la route 112. Bâtiment qui est aujourd’hui détruit.

Les participants à ce vol s’étaient entendus pour se diviser le butin, qui a rapidement été dépensé. Jessica Larose, qui attendait à quelques kilomètres du chemin Bibeau où le vol avec une arme prohibée a été commis, a été condamnée à une peine de prison dans la collectivité. 

Elle avait plaidé coupable aux accusations d’entrave au travail des policiers en rapportant son véhicule volé pour fausser les pistes des policiers ainsi que de fraudes avec des cartes de crédit volées en mai 2017. 

C’est ce faux vol de véhicule qui a mis les enquêteurs sur la trace des auteurs du vol.