Serge Barber
Serge Barber

Un homme de 75 ans reconnaît avoir sollicité les services sexuels d’une mineure

Un septuagénaire a profité de conversations sur les réseaux sociaux avec une mineure qui se présentait comme une escorte pour regarder des images et vidéos d’elle se plaçant ainsi en infraction criminelle, mais aussi pour lui offrir de l’argent afin d’obtenir des services sexuels avec elle ce qui a aggravé encore plus son dossier.

Serge Barber, 75 ans, a plaidé coupable, lundi, à diverses accusations passibles de peines de prison minimales devant le juge Conrad Chapdelaine de la Cour du Québec.

Barber a reconnu avoir accédé, possédé et produit de la pornographie juvénile puis avoir sollicité les services sexuels d’une mineure moyennant rétribution entre janvier et septembre 2018.

Il a signé les trois pages d’admission contenues dans la preuve.

Barber a reconnu qu’il avait pris contact avec la jeune fille sur un site de rencontres où elle se présentait comme escorte en janvier 2018. Il a admis savoir qu’elle avait 17 ans.

Barber conversait avec elle sur l’application Messenger.

La plaignante lui a envoyé des photos de pornographie sur lesquelles elle apparaissait. Barber lui en a réclamé d’autres même s’il savait qu’elle était mineure.

Ils ont aussi échangé plusieurs messages concernant le montant attribuable aux services sexuels qu’elle pourrait lui offrir.

Les échanges sur les réseaux sociaux ont duré une dizaine de mois.

« L’accusé a fait allusion au fait qu’il visionnait encore les photos et vidéos de la plaignante. Elle a paniqué, de savoir qu’il les avait encore, alors qu’elle lui avait demandé de les supprimer. C’est dans ce contexte qu’elle a dénoncé les infractions », explique la trame factuelle des faits que Serge Barber a reconnus.

Jamais Serge Barber n’est entré en contact avec la plaignante et il n’y a jamais eu d’échange d’argent.

Après son arrestation en octobre 2018, Serge Barber a reconnu avoir eu des conversations avec la plaignante de 17 ans et qu’elle lui a envoyé des vidéos d’elle et de sa sœur.

Dans sa déclaration aux policiers, il a qualifié ses échanges avec l’adolescente de 17 ans de « niaisages ».

Serge Barber possède des antécédents judiciaires, mais pas en semblable matière.

Un avis d’inconstitutionnalité des peines sera déposé par la défense pour contester l’imposition de peines consécutives. La requête sera signifiée le 17 avril prochain.

La victime souhaite se faire entendre lors des observations sur la peine.

C’est Me Isabelle Dorion qui représente le ministère public dans cette affaire, alors que Me Jean-Guillaume Blanchette défend l’accusé.

Le dossier a été reporté au 29 avril prochain pour fixer les observations sur la peine.