Au moment où des recherches montrent que les jeunes ne vont pas bien, la jeunesse sherbrookoise aura l’occasion de se faire entendre.
Au moment où des recherches montrent que les jeunes ne vont pas bien, la jeunesse sherbrookoise aura l’occasion de se faire entendre.

Un forum pour entendre les jeunes

Isabelle Pion
Isabelle Pion
La Tribune
Au moment où des recherches montrent que les jeunes ne vont pas bien, la jeunesse sherbrookoise aura l’occasion de se faire entendre.

Une vaste consultation est lancée auprès des adolescents et des adultes, âgés de 15 à 29 ans, dans le cadre d’un premier forum jeunesse.

À la suite de l’exercice qui sera mené en ligne du 2 novembre au 12 décembre, une analyse sera réalisée et un bilan sera publié ce printemps, indique Pascal Cloutier, coordonnateur des services au Carrefour Jeunesse-Emploi de Sherbrooke et membre du comité coordonnateur de la table jeunesse de Sherbrooke. La table regroupe une quarantaine d’organismes.

Les membres de la table avaient planché sur un plan d’action 2019-2020 et l’un des objectifs était d’organiser un événement en mai 2020.

« Un forum, dans le contexte actuel, c’est très aléatoire. On a décidé quand même d’aller de l’avant et de faire la consultation, surtout dans le contexte actuel où les jeunes ne vont pas nécessairement bien. On souhaite les entendre et qu’ils puissent s’exprimer... »

Les artisans du forum ne lancent qu’une seule question : « Si tu pouvais changer quelque chose dans ta communauté, ce serait quoi? »

« Le but c’est de dire : on va tous azimuts. On veut les entendre sur tous les sujets », précise Pascal Cloutier.

Ils peuvent opter pour le moyen de leur choix (une courte vidéo d’une minute, un écrit, un projet artistique ou une photo avec une description, une chanson, etc.). « Il fallait trouver la façon de faire, le médium avec lequel ils étaient bien. »

Différentes organisations, comme le CIUSSS de l’Estrie-CHUS et le Centre de services scolaire de la Région-de-Sherbrooke (CSSRS), sont très intéressées à entendre ce qui va ressortir, note M. Cloutier.

« Ça va probablement influencer des plans d’action qu’ils vont mettre en place pour la jeunesse. Avec tout ce qui se passe, c’est clair qu’il va y avoir un impact majeur sur les plans d’action futurs au niveau de tous les services qui sont offerts aux jeunes. Oui, on peut parler en adultes de comment on voit la jeunesse, on travaille avec elle. Mais qu’est-ce qu’eux ont à dire? On aimerait idéalement que ces jeunes-là soient les porteurs, les porte-étendards de ce qui va ressortir de cette consultation-là. »

Le document produit au terme de l’analyse pourrait prendre la forme d’un bilan ou d’un manifeste, note M. Cloutier.

« Le but, c’est qu’au printemps 2021, il y ait une sortie publique. De quel ordre, on ne le sait pas encore. On souhaite dire : c’est ça que les jeunes nous ont dit et collectivement, qu’est-ce qu’on fait avec ça? »

Les participants n’ont qu’à se rendre sur le site sante-mentale-jeunesse.usherbrooke.ca/forum-jeunesse-sherbrooke. Ils pourraient gagner une carte-cadeau dans un commerce de la région.

Un milieu très sollicité

En ce moment, selon M. Cloutier, le milieu de la jeunesse est très sollicité par des chercheurs.

« On a eu une nuée de demandes de participation à des recherches. Entre mai et juillet, j’ai eu deux à trois demandes par semaine. Ça partait de l’utilisation des médias sociaux à la lecture chez les jeunes, l’activité physique, la santé mentale. »