Les professionnels doivent se protéger avec un équipement spécial pour pouvoir couper la berce du Caucase.

Un employé de Récup Estrie doit être traité à l’hôpital

Un employé de Récup Estrie a dû visiter l’hôpital après avoir été en contact avec des branches de berce du Caucase qu’un citoyen négligent a déposées dans son bac de récupération.

La plante, dont la sève cause d’importantes brûlures, n’aurait jamais dû se retrouver à cet endroit, déplore le conseiller municipal et vice-président de Récup Estrie, Pierre Avard. « Pour moi, il est important que la population sache que des gens ont fait ça. Est-ce que c’était volontaire? Est-ce que ça a été fait par mégarde, ou encore par ignorance? Dans tous les cas, c’est irresponsable. Il faut que les gens soient conscients de ce qu’ils mettent dans tous les bacs. Il y a des outils pour pouvoir voir quoi mettre dans chaque bac. On a une manifestation assez éloquente d’un citoyen qui met n’importe quoi dans le sien », martèle-t-il, espérant que la personne s’est protégée en déposant ces branches dans le bac. 

« Quand j’ai su ça, je me suis dit “ non, ça ne se peut pas ”, poursuit-il. Il y a eu des campagnes par rapport à cette plante. De voir que quelqu’un met cette plante dans un bac vert ou un bac bleu, je suis consterné. C’est alarmant de voir que des gens utilisent leur bac vert pour y mettre cela. C’est dangereux. »

Si les branches proviennent de la collecte du jour, il serait possible de retracer le citoyen en tort. « Si c’est entré aujourd’hui, il y a peut-être possibilité de savoir d’où ça vient », affirme le conseiller.

Est-ce qu’une plainte aux policiers serait envisageable? « Je ne sais pas si nous sommes rendus là. Au moins, il faudrait savoir d’où ça vient. Je sais qu’il y en a eu dans certains secteurs à Sherbrooke, mais ça peut provenir de n’importe laquelle des six MRC », explique M. Avard.

Selon le vice-président de Récup-Estrie, la berce du Caucase doit être traitée par des experts. « Il faut que ce type de plante soit détruit dans un endroit sécuritaire. Je pense que ça doit être arraché par des spécialistes qui ont des équipements particuliers. Les travailleurs et travailleuses du centre de tri n’ont aucune protection pour ce genre de plante », analyse-t-il.

N’importe quoi

Les employés de Récup Estrie retrouvent régulièrement des matières non recyclables dans le cadre de leur travail et l’organisme a tenu à sensibiliser les citoyens à cette problématique. En soirée, l’organisme comptait diffuser le message suivant sur sa page Facebook: « Nous le rappelons constamment, mais il y a encore une grande sensibilisation à faire concernant les matières à jeter ou non dans un bac de recyclage. Pensez-y un instant, seulement un court instant, avant d’y jeter n’importe quoi. Des personnes travaillent derrière vos bacs pour faire le tri, et il y a toujours un risque pour celles-ci. Leurs conditions de travail font aussi partie des responsabilités de tout un chacun. Nous veillons à la sécurité de nos employés, et le port de gants est obligatoire au centre de tri, mais malgré cette précaution un de nos employés a été en contact avec la plante. Nous demandons à chaque citoyen sa collaboration pour éviter des événements de ce genre. »

En soirée, mercredi, l’état de santé de l’employé était inconnu.