Louis Coutu et Louise Hébert, des Éleveurs de porcs de l’Estrie, ont livré des sacs de viande à Moisson Estrie mardi avant-midi.

Un don de viande qui tombe pile

SHERBROOKE — L’automne est une période où l’on engrange les récoltes annuelles pour s’assurer de mettre un bon repas sur la table tout au long de l’année. Malheureusement, tous n’ont pas cette chance.

Pour une huitième année consécutive, les Éleveurs de porcs de l’Estrie ont remis un don de viande à Moisson Estrie. Les producteurs agricoles offrent à l’organisme de la viande de porc pouvant nourrir 6750 personnes, tout en payant les coûts d’abattage et de boucherie.

Le don effectué mardi représente une valeur de plus de 2500 $. Le travail de préparation de la viande est offert gracieusement par la Boucherie Coutu et frères de Bonsecours. De plus, le regroupement les Éleveurs de porcs de l’Estrie s’engage à renouveler ce don jusqu’en 2022.

Pour Moisson Estrie, qui a de nouveaux locaux depuis 18 mois sur la 10e Avenue, ce don survient à une période où les réserves alimentaires ont tendance à diminuer. « Chaque année, nous faisons face à un défi d’approvisionnement en protéine animale », explique la directrice générale de l’organisme, Geneviève Côté. 

« La contribution des Éleveurs de porc de l’Estrie nous permet de continuer d’offrir des dépannages de qualité. Grâce à eux, les gens que nous accompagnons auront la chance de partager un bon repas. Nous sommes heureux de pouvoir compter sur la générosité de tels partenaires, qui nous aident à faire toute la différence dans la vie des gens dans le besoin. »

Les Éleveurs de porcs de l’Estrie font ce don malgré un contexte de chute de prix dans l’industrie du porc. « C’est triste pour les éleveurs de porcs de voir leur revenu fondre comme ça. Ce don est une grande fierté pour nous », déclare Sébastien Pagé, éleveur à Saint-Camille et vice-président des Éleveurs de porcs de l’Estrie.

« Mais c’est tout aussi triste de constater que le consommateur ne bénéficie pas de cette baisse. La chute des prix est plus marquée depuis l’été. Mais ça ne paraît pas au supermarché », déplore-t-il.