Un don de 500 000 $ de BMO Groupe financier a permis au département de se doter d’équipement à la fine pointe de la technologie pour traiter le cancer de la prostate. Sur la photo, de gauche à droite, Steve Roy, vice-président et directeur de la succursale BMO Gestion de patrimoine à Sherbrooke, Julie Desharnais, vice-présidente BMO Banque de Montréal, Dre Audrey Tétreault-Laflamme, radio-oncologue et coordonnatrice de la cancérologie au CIUSSS de l’Estrie, et Dre Annie Ébacher, radio-oncologue et cogestionnaire médicale de la cancérologie au CIUSSS de l’Estrie.

Un don de 500 000 $ pour traiter le cancer de la prostate

Les hommes atteints du cancer de la prostate n’ont plus à se rendre à Québec ou Montréal pour subir un traitement de curiethérapie. Un don de 500 000 $ de BMO Groupe financier a permis au département de radio-oncologie de l’Hôpital Fleurimont d’acquérir des équipements spécialisés.

La curiethérapie est un traitement spécifique de cancer très localisé administré aux tissus malades. Il permet de déposer une dose de radiation à l’intérieur de la prostate pendant quelques minutes pour détruire les cellules cancéreuses tout en préservant les tissus sains. En raison du don, déjà 50 patients ont été traités à Sherbrooke avec la curiethérapie pour le cancer de la prostate depuis août 2018.

« C’est un traitement qui se fait en une demi-journée, qui ne nécessite pas d’hospitalisation et qui entraîne peu de convalescence, indique Dre Annie Ébacher, radio-oncologue et cogestionnaire médicale de la cancérologie au CIUSSS de l’Estrie-CHUS. Il n’y a pas beaucoup d’effets secondaires. Ça diminue aussi le nombre de radiothérapies nécessaire. On passe de deux mois de traitements à un mois. Ça diminue aussi les dommages aux organes voisins. »

« C’est un des traitements les plus efficaces, poursuit-elle. Ce n’est pas indiqué pour tous les stades du cancer de la prostate toutefois. On traite plus de 300 patients par année pour le cancer de la prostate, mais c’est environ un tiers à la moitié de ces patients qui vont être admissible à la curiethérapie. »


« C’est un traitement qui se fait en une demi-journée, qui ne nécessite pas d’hospitalisation et qui entraîne peu de convalescence. »
Dre Annie Ébacher, radio-oncologue et cogestionnaire médicale de la cancérologie

Un homme sur neuf recevra un diagnostic de cancer de la prostate au cours de sa vie. La curiethérapie est utilisée depuis 2008 à l’hôpital Fleurimont, mais principalement pour des cancers gynécologiques.

« Grâce à ce don, on peut faire les traitements de curiethérapie ici en Estrie, explique Dre Ébacher. Avant on envoyait environ 20 pour cent de nos patients à l’extérieur. Ce sont des équipements spécialisés très dispendieux. Il y a une partie informatique et des équipements pour l’anesthésie. »

Il s’agit de l’un des plus gros dons de BMO Groupe financier dans la région.

« On veut faire notre part dans la communauté, souligne Steve Roy, vice-président et directeur de la succursale BMO Gestion de patrimoine à Sherbrooke. C’est important pour nous. Le cancer touche une personne sur deux et 25 pour cent de ces personnes ne passent pas à travers. C’est important de trouver une façon d’aider ces gens-là. On pense que c’est un bon don qui va aider une grande partie de la population. »