Un détenu de la prison Talbot a été déclaré positif à la COVID-19.
Un détenu de la prison Talbot a été déclaré positif à la COVID-19.

Un détenu de Talbot infecté

René-Charles Quirion
René-Charles Quirion
La Tribune
Un détenu admis en début de semaine au Centre de détention de Sherbrooke a été déclaré positif à la COVID-19, jeudi en après-midi.

Le président du syndicat des agents de la paix en service correctionnel du Québec (SAPSCQ) Mathieu Lavoie confirme ce premier cas d’infection au coronavirus d’un détenu au Québec.

« L’individu qui purgeait une peine fédérale a été arrêté en début de semaine pour un bris de conditions qui lui avaient été imposées par les libérations conditionnelles. Lors du questionnaire d’admission, nous avions réussi à filtrer le risque de contamination à la COVID-19 et nous l’avons placé en isolement. Le résultat du test qu’il a subi s’est avéré positif », signale le président des agents de la paix en service correctionnel du Québec.

Le Service de police de Sherbrooke a confirmé à La Tribune qu’un lien peut être établi entre ce détenu infecté à la COVID-19 et les deux policiers placés en isolement en début de semaine.

« Nos deux policiers placés en isolement assuraient le transport de cet individu. Ils ont été retirés et se trouvent en évaluation. Ils ne présentent pas de symptômes pour le moment, mais le protocole de la santé publique sera suivi pour déterminer s’ils doivent subir un test de dépistage », explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Martin Carrier.

Le SPS analyse la séquence dans cette affaire afin de rendre encore plus sécuritaire le transport des détenus par les policiers.

Le syndicat des agents de la paix en service correctionnel du Québec signale que diverses mesures ont été mises en place dans les centres de détention du Québec pour assurer la sécurité du personnel.

« Lorsque nous avons des informations qu’ils présentent un risque, les détenus sont immédiatement isolés. Certains secteurs sont réservés aux nouveaux détenus qui sont admis, peu importe s’ils disent qu’ils ne sont pas allés en voyage ou qu’ils ne présentent aucun symptôme », indique Mathieu Lavoie.

Il soulève que la principale mesure pour assurer la sécurité du personnel n’est cependant pas encore mise en place.

« Tant le syndicat que le ministère de la Santé publique réclament à la santé publique que les infirmières en détention puissent effectuer les tests de dépistage de la COVID-19.

«Cette mesure est prioritaire. À part à certains établissements qui ont des infirmières attitrées aux centres de détention, elles proviennent du réseau de la santé. À Sherbrooke comme ailleurs, les infirmières sont amplement qualifiées pour effectuer ces tests sans que les détenus aient à sortir pour aller à l’hôpital», soutient Mathieu Lavoie.

Il rappelle que le personnel des Centres de détention est en première ligne.

«C’est certain qu’il y a de l’inquiétude chez nos membres. Nous devons composer avec un ennemi invisible. Toutes les mesures de sécurité doivent être mises en place rapidement», signale le président du SAPSCQ